Associations de lutte contre le chikungunya

Une réunion programmée tous les mois à compter de juin

19 mai 2006

Depuis des mois, des bénévoles des associations de lutte contre le chikungunya s’investissent sous diverses formes auprès des Réunionnais. Jusqu’à présent, on ne les prenait pas au sérieux. Hier soir à la Direction régionale de l’action sanitaire et sociale à Saint-Denis, Xavier Bertrand, le ministre de la Santé et des solidarités, a rétabli la vérité. Désormais, ils sont des interlocuteurs et des acteurs incontournables de cette bataille.

Une réunion mensuelle à compter de juin permettra aux représentants des associations engagées dans la lutte contre le chikungunya de rencontrer ceux de la Préfecture, des collectivités et de la Direction régionale de l’action sanitaire et sociale (DRASS) dans les locaux de ce service de l’État. Cette résolution a été prise hier en fin de journée par Xavier Bertrand à la DRASS, après une rencontre avec ces partenaires.
Avant de prêter ses oreilles à leurs actions, Xavier Bertrand les a remerciés "du travail entrepris depuis des mois". Mais "il n’est pas terminé", a-t-il rajouté. Effectivement, on détecte actuellement "1.500 cas de chikungunya par semaine". Il compte axer la mobilisation "dans la recherche, une meilleure prise en charge des malades" notamment. Puis, Jean-Alain Cadet des Citoyens Contre le Chik dresse un triste constat. Les associations de lutte contre le chikungunya bénéficient de faibles moyens pour opérer convenablement. Une solution peut être envisagée avec la DRASS même si les structures ont moins d’1 an d’existence. Il réclame de toute urgence la remise en route d’un service de prophylaxie et redoute déjà "l’arrivée de l’été".

"Les associations sont des partenaires à part entière"

Josette Brosse, sa collègue, a interpellé Laurent Cayrel, préfet de La Réunion "sur la surveillance sanitaire des ports et aéroports".
"Ces sites se trouvent sous-haute surveillance",
a-t-il assuré. Le représentant de l’État s’inquiète de la propagation de la grippe aviaire. Cette maladie se répand en ce moment même sur le continent africain. Elle réclame davantage d’aides ménagères aux côtés des victimes du chikungunya. Michèle André, la directrice de la Caisse d’allocation familiale, lui précise "la disponibilité de ce personnel mais suivant des modalités".
De son côté, le Réseau Périnatal diffuse de l’information auprès des mères et des femmes enceintes.
Au sein de l’association Prévention Suicide, ses bénévoles font de l’écoute téléphonique. Les malades soulagent leurs douleurs, on évite ainsi la catastrophe : le suicide.
À Oté Marmay, l’une des priorités est la diffusion de conseils sous forme de bandes dessinées auprès des gamins. Le ministre de la Santé et des solidarités conclut en les encourageant "à ne pas lâcher la pression". Il ne fait aucun doute pour lui aujourd’hui : "les associations sont des partenaires à part entière".

Jean-Fabrice Nativel


Du personnel soignant réclame leur prime de 300 euros

Hier soir au sortir de sa réunion à la DRASS avec les représentants des associations contre le chikungunya, Xavier Bertrand a-t-il aperçu le personnel soignant du Service hospitalier de soins infirmiers à domicile de la Croix Rouge française ? Ces salariés(es) tenus(es) à l’écart réclament aux ministres de passage la prime exceptionnelle de 300 euros. Eux aussi participent activement à l’arrêt de la propagation de cette épidémie. Ont-ils été oubliés ? En tout cas, avant votre départ messieurs les ministres, le Premier, des DOM TOM et de la Santé, apportez leur une réponse.

J.-F. N.


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