Alerte sanitaire

Variole B (mpox) à La Réunion : un premier cas confirmé, l’ARS renforce la vigilance

24 janvier

Un premier cas de variole B (mpox) a été confirmé à La Réunion chez une personne revenant de Madagascar. L’ARS rappelle les symptômes, les modes de transmission et les mesures de prévention à destination de la population et des voyageurs.

L’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion a confirmé, le jeudi 22 janvier 2026, l’identification d’un premier cas de variole B (mpox) sur le territoire. La personne concernée, résidant à La Réunion, revenait récemment de Madagascar, pays où la circulation du virus est en forte augmentation depuis décembre 2025.

À Madagascar, les autorités sanitaires ont signalé une situation très évolutive, avec près d’une centaine de cas confirmés et plus de 200 cas suspects recensés au 20 janvier. Dans ce contexte régional, l’ARS de La Réunion, en lien avec les autorités sanitaires nationales, a activé des mesures de prévention et de surveillance renforcées.

Qu’est-ce que la variole B (mpox) ?

La variole B, également appelée mpox, est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox. Elle se manifeste principalement par une éruption cutanée pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds. Les lésions peuvent s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, et s’accompagnent parfois de démangeaisons.

Avant ou pendant l’éruption, des symptômes généraux peuvent apparaître : fièvre, maux de tête, courbatures ou ganglions. La période d’incubation varie de 5 à 21 jours. Dans la majorité des cas, la maladie évolue favorablement et dure entre deux et trois semaines.

Modes de transmission et contagiosité

La transmission interhumaine du virus se fait principalement par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée, ou par contact indirect avec des objets contaminés tels que le linge, la literie ou la vaisselle. La transmission par gouttelettes reste marginale et nécessite un contact rapproché prolongé sans masque.

La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions. Une période d’isolement d’au moins trois semaines est recommandée afin de limiter tout risque de transmission.

Situation sanitaire à La Réunion et mesures mises en place

Le cas confirmé à La Réunion a été immédiatement placé à l’isolement. Les symptômes étant apparus après le retour de Madagascar, les proches ont été identifiés et bénéficient d’un suivi médical rapproché, en lien avec le CHU de La Réunion.

Dès l’apparition des premiers cas à Madagascar, l’ARS a renforcé l’information des professionnels de santé et les dispositifs de prévention aux frontières, afin d’assurer une détection et une prise en charge rapides des cas suspects.

Recommandations à la population et aux voyageurs

L’ARS appelle la population réunionnaise à la vigilance. Toute personne ayant voyagé récemment à Madagascar et présentant des symptômes évocateurs (fièvre, courbatures, maux de tête et éruption cutanée) est invitée à contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU (15), à s’isoler et à éviter les contacts rapprochés.

Les voyageurs se rendant à Madagascar sont invités à respecter strictement les mesures barrières, à éviter tout contact avec des personnes malades ou des objets potentiellement contaminés, et à se renseigner auprès d’un médecin sur la vaccination avant le départ.

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