Sciences politiques

Jérusalem, capitale d’Israël ? Honte au pyromane américain qui souffle sur les braises du Proche-Orient !

Libre opinion d’André Oraison, Professeur de droit international public

André Oraison / 2 janvier 2018

Conformément à l’une de ses promesses électorales, le président des États-Unis a déclaré le 6 décembre 2017 qu’il est temps « de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », marquant ainsi une rupture avec ses prédécesseurs et suscitant, comme on pouvait le craindre, une vague de réprobation dans le monde arabo-musulman ainsi qu’un regain de tension dans les territoires palestiniens occupés par l’État hébreu. Dès lors que la Communauté internationale considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé par Israël en violation des principes du droit international public contemporain, la décision prise par Donald Trump apparaît comme une tentative de remise en cause de la crédibilité des Nations Unies [1].

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Jérusalem et la Place des Mosquées avec le Dome du Rocher.

Faut-il rappeler au président américain que Jérusalem est un patrimoine commun de l’humanité ? Cette agglomération multiconfessionnelle, multiculturelle et multiethnique compte 850 000 habitants, dont 300 000 Palestiniens, répartis entre une ville moderne à l’ouest, à population juive, et l’ancienne ville à l’est, à population fortement musulmane. Berceau de deux nations, Jérusalem est aussi la cité où se côtoient trois religions monothéistes et leurs textes sacrés : le Judaïsme et la Torah, le Christianisme et l’Évangile, l’Islam et le Coran. Entourée par la muraille dressée par le sultan Soliman le Magnifique, la Vieille ville – située à Jérusalem-Est – est divisée en quatre quartiers : un à dominante arménienne, un à dominante juive et deux à dominante arabe, l’un chrétien et l’autre musulman. Sur un kilomètre carré de superficie, la Vieille ville est un lieu privilégié où cohabitent les principaux sites religieux : la Basilique du Saint-Sépulcre qui abrite le tombeau du Christ, le mur des Lamentations qui est un vestige du mur d’enceinte du second Temple érigé par le roi Hérode le Grand au premier siècle avant Jésus-Christ et vénéré par les Juifs et la mosquée Al-Aqsâ qui est, d’après le Coran, le « sanctuaire le plus éloigné » de La Mecque visité par Mahomet. Dans les antiques venelles d’une cité qui a peu changé depuis deux mille ans, les pèlerins ont rendez-vous devant chaque pierre avec l’histoire, la légende et le sacré.

Thèse israélienne toujours condamnée par l’ONU

Pour justifier sa prétention d’ériger Jérusalem au rang de capitale, l’État d’Israël invoque son passé religieux. Certes, Jérusalem a bien été la capitale d’Israël sous le règne de David, un roi qui aurait scellé, selon la religion juive, son alliance privilégiée avec un Dieu unique, il y a trois mille ans. De même, Jérusalem a été la capitale de son fils, Salomon, qui y fit construire le premier Temple, 1 000 ans avant la naissance du Jésus. Il faut encore mentionner le mur des Lamentations qui est l’ultime vestige du mur de soutènement du second Temple détruit par les légions romaines de Titus après son entrée à Jérusalem, le 7 septembre 70 de notre ère. Pour tous les Juifs, Jérusalem est le centre politique et spirituel de l’Israël contemporain après deux mille ans d’exil et l’héritier de l’Israël des temps bibliques. C’est dans ce contexte imprégné par l’histoire, la politique et la religion que s’inscrit la thèse annexionniste de Jérusalem par Israël, désormais soutenue par le président Donald Trump. Cependant, le droit international public positif – celui qui est forgé dans le cadre de la Charte de San Francisco – ne l’a jamais avalisée : les Nations Unies ont toujours condamné le statut de capitale attribué à Jérusalem par l’État d’Israël.

Lorsque qu’il proclame son indépendance le 14 mai 1948, l’État hébreu souligne avec ostentation que « la terre d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif », le peuple qui « écrivit la Bible et en fit don au monde ». Sa proclamation d’indépendance invoque également la résolution 181 adoptée le 29 novembre 1947 par l’Assemblée générale des Nations Unies dans la mesure où elle constitue le fondement juridique de la création d’Israël sur une partie du territoire palestinien. Or, moins de deux ans après la proclamation à Tel-Aviv de la souveraineté d’Israël par le Premier ministre David Ben Gourion, Jérusalem-Ouest allait devenir la capitale du nouvel État. Comment alors expliquer cette solution contestable quand on sait qu’en vertu du plan de partage de la Palestine, établi par l’Organisation mondiale dans la même résolution 181, la ville de Jérusalem entendue lato sensu aurait dû être placée sous un régime international sui generis en raison de son importance pour les trois grandes religions abrahamiques ?

Après le premier conflit israélo-arabe de 1948 qui s’est traduit par une débâcle pour les États arabes, la Palestine disparaît en tant qu’entité spécifique : le territoire qui lui est attribué par la résolution 181 est annexé, en partie, par Israël et ce qui reste de la Cisjordanie et Jérusalem-Est tombent sous la coupe de la Jordanie tandis que la bande de Gaza passe sous contrôle égyptien. Dès le 14 mai 1948, Tel-Aviv devient la capitale d’Israël quand Jérusalem est divisée en deux zones avec un secteur jordanien à l’est et un secteur israélien à l’ouest, selon une ligne de démarcation – la « Ligne verte » ou frontière orientale d’Israël – fixée par la convention d’armistice israélo-jordanienne signée à Rhodes le 3 avril 1949. Mais dans une déclaration faite le 5 décembre 1949, David Ben Gourion déclare que Jérusalem a vocation à redevenir la capitale d’Israël, « comme elle fut la capitale du Roi David, il y a 3 000 ans » !

Annexion « nulle et non avenue »

Face à cette prétention jugée inacceptable, les Nations Unies ont aussitôt manifesté leur première désapprobation. Dans une résolution du 20 décembre 1949, le Conseil de tutelle de l’ONU considère que le déplacement des ministères israéliens de Tel-Aviv à Jérusalem-Ouest est incompatible avec la résolution du 9 décembre 1949 dans laquelle l’Assemblée générale réaffirme « son intention de voir instauré à Jérusalem un régime international permanent » en application de sa résolution 181. Par suite, le Conseil de tutelle adresse une remontrance à Israël. Mais ce dernier n’en tient pas compte : la Knesset adopte le 23 janvier 1950 une résolution qui fait de Jérusalem-Ouest la capitale d’Israël. Par la suite, la situation va empirer pour les États arabes à la suite de la « Guerre des Six Jours », déclenchée le 5 juin 1967. Victorieux cinq jours plus tard contre les armées arabes, les Israéliens décident d’occuper tous les territoires qui avaient constitué la Palestine sous mandat britannique, de 1922 à 1948, et avaient ensuite été administrés par l’Égypte ou annexés par la Jordanie en 1949 : Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Cette dernière conquête permet à Israël de remporter une autre victoire qui leur avait échappé de peu au cours de la « Guerre d’Indépendance » de 1948 : cette victoire, ils l’obtiennent – dès le 7 juin 1967 – avec l’accès au quartier juif de la Vieille ville qui a pour limite le mur des Lamentations, aujourd’hui le lieu de prière le plus sacré du Judaïsme. Dès le 27 juin 1967, la Knesset vote une loi qui autorise le Gouvernement à asseoir son autorité sur toutes les parties de la « terre d’Israël », entendue au sens large. Aussi, dès le lendemain, le Gouvernement israélien décide-t-il d’étendre à Jérusalem-Est l’administration, la juridiction et la législation de l’État hébreu ! Pour justifier l’annexion de Jérusalem-Est, Israël déclare que les dispositions prises par le décret du 28 juin 1967 ont pour but d’assurer une protection plus grande de l’ensemble des édifices cultuels de la ville et une meilleure gestion des services publics municipaux.

Mais cette nouvelle décision israélienne a été, derechef, condamnée par les Nations Unies. Après avoir rappelé le principe de l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force et appelé au retrait des armées israéliennes des territoires arabes occupés lors de la « Guerre des Six Jours », la résolution 242 – adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité le 22 novembre 1967 – exige le respect et la « reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région ». De même, le Conseil de sécurité confirme dans la résolution 298 du 25 septembre 1971 – également votée à l’unanimité – que « toutes les dispositions législatives et administratives prises par Israël en vue de modifier le statut de la ville de Jérusalem… sont totalement nulles et non avenues ».

Loi israélienne obstacle majeur à la paix

Cependant, en dépit du nouvel anathème onusien, l’État d’Israël devait aller encore beaucoup plus loin en violant une nouvelle fois le droit international positif avec le vote de la « loi fondamentale sur Jérusalem » : par ce texte législatif à valeur constitutionnelle adopté le 30 juillet 1980 par la Knesset, à l’initiative du Premier ministre, Menahem Begin, la ville de Jérusalem – « entière et réunifiée » par les armes en 1967 – est en effet érigée unilatéralement au rang de « capitale éternelle d’Israël ».

Certes, si Rome est la capitale de la Chrétienté et La Mecque celle de l’Islam, Jérusalem est la capitale du Judaïsme. Mais pour les Juifs, Jérusalem – une et indivisible au plan religieux – doit, de plus, être la capitale politique exclusive d’Israël : autant dire qu’un État hébreu souverain ne saurait avoir pour capitale une ville autre que Jérusalem, envisagée lato sensu. Cependant, la loi fondamentale israélienne apparaît désormais comme un des obstacles majeurs à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance et, par ricochet, à l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient. La loi de réunification de la « cité de David » vise en effet à empêcher que Jérusalem-Est devienne la capitale d’un État palestinien indépendant sous l’égide des Nations Unies. Parce qu’elle a pour objet de maintenir ad vitam æternam la souveraineté de l’État hébreu sur Jérusalem-Est, y compris la Vieille ville, la loi fondamentale du 30 juillet 1980 a entrainé de nouvelles et véhémentes protestations.

Jérusalem-Est territoire palestinien occupé par Israël

Dès le 20 août 1980 dans sa résolution 478, le Conseil de sécurité stigmatise « dans les termes les plus énergiques l’adoption par Israël de la « loi fondamentale » sur Jérusalem et son refus de se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité » avant d’en tirer une conséquence logique : « Toutes les mesures et dispositions législatives et administratives prises par Israël, la Puissance occupante, qui ont modifié ou visent à modifier le caractère et le statut de la Ville sainte de Jérusalem, et en particulier la récente « loi fondamentale » sur Jérusalem, sont nulles et non avenues ». La décision israélienne du 30 juillet 1980 a aussi été blâmée par l’Assemblée générale de l’ONU dans sa résolution du 15 décembre 1980. À la lecture de multiples résolutions onusiennes concordantes jusqu’à aujourd’hui, il est clair que le secteur de Jérusalem-Est est toujours considéré comme un territoire palestinien occupé par Israël.

Parce que la décision israélienne est consécutive à une action contraire au droit international qui interdit toute acquisition de territoire par la force et parce qu’elle a été prise en dehors d’un accord négocié avec les représentants officiels de la Palestine, Jérusalem réunifiée est dans une situation paradoxale. Bien que présentée comme « la capitale éternelle d’Israël » par ses dirigeants, la ville de Jérusalem n’est pas reconnue, en droit, comme la capitale d’Israël par l’ONU. Jusqu’à nouvel ordre, ses membres invoquent son statut de « corpus separatum », établi par la résolution 181 du 29 novembre 1947, pour refuser de reconnaître la souveraineté d’Israël sur n’importe quelle partie de Jérusalem. La preuve en est que les ambassades auprès d’Israël ne siègent pas à Jérusalem mais à Tel-Aviv qui fut la première capitale du pays de 1948 à 1950 et demeure à l’heure actuelle le véritable centre diplomatique et économique d’Israël. Dès lors, la décision prise par Donald Trump de reconnaître officiellement l’ensemble de Jérusalem comme la capitale d’Israël crée un dangereux précédent, un précédent qui est de nature à retarder l’issue du différend israélo-palestinien. À ce titre, elle doit être fermement condamnée.

Conclusion : une ville, deux capitales

Si on admet en dernière analyse que la communauté israélienne et le monde arabo-musulman accordent la plus haute importance à la ville de Jérusalem au plan religieux et si, de surcroît, la « cité de David » ne peut plus être érigée en « corpus separatum » comme le prévoyait l’Assemblée générale des Nations Unies en 1947 dans la résolution 181, il est tout aussi évident que Jérusalem ne saurait demeurer la capitale « une et indivisible de l’État d’Israël », dans l’hypothèse où l’on souhaite sincèrement l’instauration d’une paix globale, juste et durable au Proche-Orient. Battu en brèche à la suite de la « Guerre des Six Jours », le dogme multimillénaire de l’indivisibilité ou de l’unité de Jérusalem n’est plus aujourd’hui admissible. C’est dire que le territoire de l’agglomération hiérosolymitaine devra un jour être partagé par consensus afin d’aboutir à des compromis, certes, douloureux mais nécessaires, qui tiennent compte équitablement des désidératas des deux communautés. Convoitée par deux nationalismes, l’un arabe et l’autre juif, Jérusalem a désormais vocation à abriter deux capitales politiques contiguës, une pour chacun des États concernés : Jérusalem-Ouest doit devenir la capitale de l’État d’Israël et Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien indépendant. C’est bien dans cette vision prospective et réaliste soutenue par les Nations Unies depuis 1967 qu’il faut condamner sans appel la position de Donald Trump, le pyromane américain qui souffle aujourd’hui sur les braises du Proche-Orient.

André Oraison

[1Consulter A. ORAISON, « Le statut de Jérusalem à l’aune du droit, de la politique et de la religion ». Cette étude de droit international public et de science politique paraîtra au premier semestre 2018, dans le numéro 25 de la Revue Juridique de l’Océan Indien (RJOI).



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Messages






  • Au nom de quoi le monde arabe-musulman accorderait la plus grande importance à Jérusalem ?
    Jérusalem n’est pas cité une seule fois dans le Coran, ni dans la Suna (Vie de Mahomet), ni dans les Hadith sali (véritables).
    Mahomet est censé avoir fait son voyage nocturne (Al Miraj)en s’élevant du rocher de la mosquée de Al-Qods (la mosquée lointaine). Mahomet est mort en 632.
    La Mosquée Al-Aqsa de Jérusalem n’a été commencée qu’en 678 et a été achevée en 692.
    Il est donc impossible que Mahomet ait jamais mis les pieds à Jérusalem.
    Qu’Al Qods (sans doute Pétra) soit le 3ème lieu saint de l’islam ne me dérange pas, Mais Al Quod n’est pas plus située à Jérusalem que sur les Champs Elysées à paris, sauf pour les arabe-musulmans colonialistes.

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  • De toute façon les nations unies n’ont jamais été vraiment crédibles . Les Etats membres font ce qu’il veulent surtout les plus puissants . Israël est devenu un Etat puissant malgré sa petite taille et son nombre d’habitants relativement réduit .Il traite à égalité avec les plus grands et leur impose même quelques fois sa volonté de gré ou de force . Et il n’est pas le seul pas à agir ainsi dans le monde .Quand il n’y a pas d’autorité internationale pour faire la police et punir les abus chacun fait ce qu’il veut , s’octroie des droits qu’il na pas , renie ses engagements au détriment de tout le monde . La communauté internationale devient alors une jungle soumis à la loi des plus forts et de leurs alliés .

    En l’Etat actuel personne ne pourra changer les choses en Israël ; sauf une attaque terroriste d’une organisation internationale ou d’un Etat voyou que Israël ne pourrait éviter . Pour que les choses changent il ne faut pas changer Israël qui agit comme tous les états souverains pour assurer la sécurité de sa population et la paix intérieure et internationale , mais il faut changer l’ONU elle même qui est une institution qui n’a jamais joué son rôle et que le Général de Gaule appelait à juste titre "Le Machin "

    Si on veut que le monde progresse réellement , il est temps de le doter d’une institution internationale capable d’agir et d’imposer sa volonté partout où il est nécessaire de le faire. Les domaines où il faudrait une gestion internationale sont nombreux .

    La souveraineté qui doit être reconnue à chaque pays doit elle aussi obéir à de nouvelles exigences celles de l’intérêt général de la planète entière .Les droit de l’homme doivent être appliqués partout sur la terre de la même manière et en particulier le droit de pratiquer librement la religion de son choix . les atteintes aux libertés fondamentales étant l’affaire de tous elles ne devraient plus seulement relever des autorités des Etats mais également d’une autorité internationale disposant d’une force suffisante pour agir et s’imposer quand il le faut .

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  • Un grand merci à Mr André Oraison pour cette excellente synthèse, aussi claire que concise, sur la question de Jérusalem.Il me semble, très modestement, qu’ avant d’ écrire n’ importe quoi sur une question aussi sensible, il convient avant tout de s’ instruire. C’ est ce que permet, aussi bien pour un profane, que pour une personne ayant déjà réfléchi à la question, un travail aussi précieux que celui de Mr Oraison. Encore merci !
    Jean-Paul Ciret

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  • la seule façon d’éteindre les braises du moyen orient c’est d’intégrer dans le territoire de l’Etat d’Israël tous les territoires qu’il occupent actuellement en y ajoutant la péninsule du Sinaï jusqu’au bord du canal de Suez et en lui reconnaissant le droit de faire de Jérusalem sa capitale . C’est ce que l’ONU aurait du faire en 1948 et puisque cela n’a pas été fait c’est ce qu’elle devrait faire aujourd’hui pour mettre fin aux tensions qui existent dans la région .

    Mais bien entendu Israël devra en contrepartie se comporter comme tous les états démocratiques , et veiller à ce que ses nouveaux citoyens aient les mêmes droits que les anciens , répartir de manière juste et équilibrée les ressources et le richesses de son nouveau territoire appliquer une stricte laïcité sur le plan religieux , c’est à dire veiller à ce que chacun puisse pratiquer le culte de son choix librement mais aussi dans le respect des autres cultes sans désir d’hégémonie religieuse . Personne ne peut s’approprier Dieu , celui ci appartient à tout le monde et chacun peut le voir de ses propres yeux sans obliger les autres d’avoir le même regard que lui. On peut croire en un seul Dieu de manière différente et même lorsque l’on croit en plusieurs dieux ceux ci ne sont que les composantes d’un seul Dieu .

    Le Nouvel Israël ainsi créé aura sans doute du mal à obtenir une adhésion sans faille de tous ceux qui seront obligés d’accepter cette nouvelle situation mais si cette situation est approuvée par l’ONU et que celle ci lui apporte son soutien pour faire face aux oppositions politiques et religieuses , la poudrière sera sécurisée et les braises seront éteintes .

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  • D’ accord pour la discussion démocratique, mais il est vraiment dommage qu’ un texte aussi remarquable du Professeur Oraison fasse l’ objet de remarques aussi lâches parce qu’ anonymes d’ un-e certain-e "Sinclair" viscéralement antimusulman, ce qui lui fait écrire des c......monumentales ! Quant à MJL, il faut espérer, pour Mr Oraison, qu’il n’a pas eu au cours de sa carrière, face à lui, des étudiants de son calibre. Mais, puisque le professeur Oraison est aujourd ’hui à la retraite je propose que sa chaire de droit public international soit occupée désormais par MJL.Le spectacle de cirque est d’ ores et déjà assuré !!!
    Plus sérieusement, ce n’ est que mon point de vue, la crédibilité de la tribune de discussion de " Témoignages " mériterait que nous soient désormais épargnées de pareilles absurdités et des divagations qui servent avant tout à ridiculiser leur auteur et non pas à faire avancer le débat, dont nous avons tellement besoin.
    Jean-Paul Ciret

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  • Monsieur JP Ciret , je connais bien monsieur Oraison pour avoir été l’un de ses étudiants . Je n’étais certainement l’un des meilleurs , mais certainement pas non plus le plus mauvais .Ma note de droit constitutionnel à ,l’examen de fin de première année de droit était 18 sur 20 , même chose en droit civil et en histoire politique . Et comme j’ai du travailler à plein temps pour gagner ma vie et donner un peu d’argent à mes parents pendant mes études supérieures , je n’ai pas toujours fourni les meilleurs résultats à chaque fois .Mais monsieur Oraison qui lui aussi me connaît bien vous confirmera lui même que je n’ai pas été le plus mauvais de ses étudiants . Et peut être qu’un jour vous rencontrerez certaines personnes qui vous diront que j’ai été moi aussi un bon professeur , car j’ai aussi enseigné en complément de mon activité professionnelle le droit public et les finances publiques aux agents territoriaux qui préparaient des concours administratifs au centre national de la fonction publique territoriale . Beaucoup ont été reçu à leurs concours , certainement parce qu’ils ont beaucoup travaillé mais aussi parce que leur professeur n’était pas trop mauvais .

    Je conçois que vous ne puissiez pas supporter les gens qui ne pensent pas comme vous , mais cela ne vous donne pas le droit de les insulter .

    Malgré toute la valeur de l’article de monsieur Oraison qui est effectivement très clair et très bien documenté . Je maintiens ce que j’ai écrit . On ne crée pas un état en ne respectant les souhaits des ressortissants de cet Etat . Les revendications territoriales d’Israël sur les territoires qui ont déjà été les siens par le passé et son désir de faire de Jérusalem sa capitale ont été énoncés clairement en 1948 et elles auraient du être acceptées à ce moment là et imposées aux arabes . Cela aurait permis d’éviter les guerres qui se sont succédées jusqu’en 1973 au terme desquelles Israël a pris de force ce qui lui a été refusé , et la situation au moyen Orient serait certainement beaucoup moins dramatique aujourd’hui . Il n’y aurait peut être pas près de trois millions de palestiniens sur les 360km2 de la bande de gaza vivant dans des conditions qui déshonorent non pas Israël , mais la communauté internationale toute entière qui est responsable de la situation . Car si la bande Gaza avait été intégrée dès 1948 dans le territoire Israélien ses habitants ,qu’ils soient musulmans juifs ou chrétiens bénéficieraient du même niveau de vie que tous les israéliens , qui ont actuellement un PIB par habitant supérieur à 20000 euros et vivraient dans des conditions sanitaires et de sécurité bien meilleures . Pour ma part je considère que c’est un crime contre l’humanité d’entasser plus de 2 millions d’hommes et de femmes sur un espace de 360Km2.Imaginez combien il y aurait d’habitants en France si elle avait la même densité de population et vous comprendrez mieux la responsabilité de la communauté internationale qui a refusé à Israël les territoires qu’il revendiquait . Il n’est pas trop tard actuellement pour exaucer les vœux des israéliens et leur donner les terres qui vont du Canal de Suez au frontière du Liban et qui longent la rive du Jourdain . C’est ce que devrait faire l’ONU .

    On peut évidement traiter monsieur Donald Trump de Pyromane . Monsieur oraison n’est pas le seul à le faire , mais lorsque les nations unies ne font pas ou font mal leur travail ,on ne peut pas empêcher les américains de vouloir imposer au monde leurs visions des choses et de se positionner comme les défenseurs des démocraties et des libertés fondamentales et de vouloir être les gendarmes du monde .

    Si Israël est un Etat démocratique , il n’est pas nécessaire de créer un statut spécial pour la ville de Jérusalem parce que c’est une ville sacrée pour les trois religions monothéistes . Il suffit aux autorités israéliennes d’appliquer les règles de la laïcité que nous appliquons en France . Dans pratiquement tous les pays du monde , sauf dans les pays arabes , les capitales sont plus ou moins cosmopolites et abritent des adeptes de plusieurs religions. C’est le cas notamment à Paris, à Londres , à Bruxelle .... mais dans ces capitales ce sont les lois du pays qui permettent aux différents communautés religieuses de pratiquer leur culte en se respectant mutuellement . Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement à Jérusalem . Si on abonde dans votre sens il faudra un jour faire de Paris deux capitales l’une pour les chrétiens et l’autre pour les musulmans qui représentent déjà près de 10% de la population Française , qui ont une croissance démographique bien supérieure à la moyenne nationale et qui sont déjà presque majoritaires dans certains arrondissements de nos grandes villes et dans certaines villes de banlieue .

    Vous en pensez ce que vous voulez , mais moi je dis que c’est une immense connerie de refuser aux israéliens le droit de faire de Jérusalem leur capitale , et je pense qu’il faut applaudir monsieur Donald Trump de reconnaître ce droit aux israéliens . Il a peut être des défauts , mais là il faut preuve de bon sens .

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  • A ceux qui veulent faire de la bande de gaza et de la Cisjordanie des Etats indépendants et souverains il faut montrer clairement quel serait l’avenir de ces Etats : un avenir tourné vers la misère , la dégradation des mœurs , le crime organisé , la violence et la drogue , le terrorisme fanatique . C’est déjà ce qui se passe dans la bande de gaza où les conditions de vie de près de trois millions de personnes sur un petit territoire de 360km2 sont devenues infernales et c’est ce qui va se passer en Cisjordanie . Ces deux états seront incapables de permettre à leurs populations de vivre correctement et vont créer une telle pression sur Israël , qu’il sera obligé de réagir pour se protéger comme il l’a fait sur la bande gaza récemment en détruisant des sites de terrorisme .

    Actuellement Israël se positionne parmi les pays les plus riches de la planète. Avec plus de 36000 euros de PIB par habitant il se classe en 36ème position tandis que que ses voisins le Jourdain et l’Egypte avec des PIB moyens par habitant de 7000 euros et de 6600 euros se positionnent en 88eme et en 94eme position dans le classement mondial . Au lieu de vouloir détruire Israël le monde Arabe qui vit dans la pauvreté devrait suivre son exemple .

    L’Etat d’Israël n’est sans doute pas parfait dans son application des droits de l’homme ,car il doit faire face à des situations exceptionnelles que l’on ne retrouve nulle part ailleurs , mais il est considéré dans le monde entier comme un exemple à suivre pour sa réussite sur le plan social et économique , et à mon avis ceux qui veulent créer des états indépendants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza devraient plutôt opter pour une intégration totale dans le territoire israélien qui leur permettrait d’obtenir la nationalité israélienne et de bénéficier du haut niveau de vie atteint par les israélien .

    Si la Cisjordanie devenait totalement Israélienne la nécessité de diviser Jérusalem en deux parties gérées par deux états distincts disparaitrait et personne ne pourrait plus contester à Israël le droit de faire de Jérusalem sa capitale . Le problème posés par la pratique religieuse de plusieurs communautés religieuses sur un même lieu devraient pouvoir être réglé par l’application stricte des règles de la laïcité comme c’est le cas dans toutes les démocraties laïques, sans avoir à mettre en place un statut international .

    C’est une vison des choses peut être un peu trop simpliste compte tenu du contexte politique international actuel , mais c’est la seule solution pour éviter que la poudrière explose et que le moyen orient d’abord puis le monde entier s’embrase dans un conflit généralisé qui pourrait mettre en danger l’existence de l’humanité elle même .

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