Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Assemblée générale du Parti Communiste Réunionnais
26 juin 2023, par

A l’occasion de l’Assemblée générale du Parti Communiste Réunionnais. du 25 juin, à la salle Sandin, Risham Badroudine a fait un bref rappel du modèle économique réunionnais issu de la colonisation.
On connaît tous la situation à La Réunion : taux de chômage et illettrisme records, pauvreté importante, mal logement, vie Chère etc. Une situation « hors norme » comme le dit l’INSEE. Cette situation n’est pas le fruit du hasard.
C’est le résultat d’un long processus historique qui a commencé avec la colonisation du pays et qui s’est poursuivi par les politiques mises en œuvre à La Réunion par le pouvoir parisien jusqu’à aujourd’hui.
Comment fonctionnait un régime colonial : c’était piller les richesses et les habitants des colonies au profit de la métropole et de ses grosses sociétés marchandes et commerciales.
Ce pillage systématique laissait les colonies et leurs populations dans le dénuement et la misère. Notre pays, La Réunion, en faisait partie.
Grace à deux députés Raymond Verges et Léon de Lepervanche qui font voter le 19 mars 1946 une loi réclamant la fin du régime colonial et exigent pour La Réunion les mêmes droits qu’en France.
Après cette loi il a fallu encore se battre pendant près de 50 ans pour arracher l’égalité sociale. Il a fallu se battre pour arracher nos libertés fondamentales.
Mais malgré des améliorations et malgré les fonds (nationaux et européens) importants qui sont affectés à notre île chaque année, de nombreuses injustices et contradictions demeurent. De la départementalisation découlent des « effets pervers » et des dérives qu’il s’agit de corriger.
Sur le plan économique et social
Le taux de chômage de maintien à La Réunion à un niveau très élevé. Les derniers chiffres du pôle emploi font état de plus de 173 000 demandeurs d’emploi. Plus de 50 ans de pénurie d’emplois (depuis l’existence des statistiques) : les emplois créés sont restés insuffisants par rapport au nombre d’actifs qui sont arrivés sur le marché de l’emploi.
Dans certains quartiers de La Réunion, le taux de chômage dépasse largement les 50 %, cela signifie que c’est plus la moitié des personnes qui n’ont pas d’emploi.
Le faible taux d’emploi
Seul 49 % des Réunionnais en âge de travailler ont un emploi. (C’est 20 points de moins qu’en France hexagonale. Le taux d’emploi à La Réunion est le plus faible de tous les départements français).
Sur le plan de la vie Chère.
Un niveau de prix plus élevé à La Réunion notamment dans le secteur alimentaire qui s’explique avant tout par les marges dans la grande distribution. Ce sont les ménages les plus pauvres qui subissent les conséquences de la Vie Chère à La Réunion car la plus grosse partie de leur budget est consacré à l’achat des produits alimentaire, secteur où les prix sont les plus élevés.
S’ajoute un taux d’inflation également élevé. Actuellement le taux d’inflation se situe à plus de 3.5%/an. Quand on parle de vie chère, on ne peut aborder la question des revenus.
De fortes inégalités de revenu
Le modèle actuel a entrainé des inégalités aiguës. 20% des plus riches monopolisent la moitié des ressources monétaires (47%) alors que les 20% les plus pauvres ne disposent que de 7%.
Ainsi 120 000 Réunionnais sont en situation de très grande pauvreté. Cela signifie que 14 % de la population perçoit de très faibles revenus (environ 700 euros) et n’est pas en mesure d’assurer des dépenses de la vie courantes permettant d’avoir un niveau de vie acceptable.
À titre d’exemple, 97 % de ces personnes ne sont pas en mesure de s’offrir une semaine de vacances hors de leur domicile, 73 % ne peuvent pas s’acheter des vêtement neufs et 45 % n’ont pas accès à un repas contenant des protéines (viande, poisson, œuf...) au moins une fois tous les deux jours.
En plus de la pauvreté, les inégalités restent ainsi importantes à La Réunion : l’ensemble des revenus disponibles des 20 % les plus favorisés est 5,5 fois plus important que celui des 20 % les plus modestes.
Conséquence, un cout de la vie plus élevé à La Réunion avec des taux d’inflation également très élevé.
Rappelons que la consommation représente la plus importante part de notre PIB. La consommation des ménages représente plus de 60% de notre PIB. On a créé une classe de consommateur avec le transfert de crédits publics.
La Réunion terre de consommation
Aujourd’hui la consommation occupe une place importante dans l’économie (part du PIB) comparée à la production. Notre balance commerciale était équilibrée en 1946 jusqu’à dans les années 1960 puis c’est la dégringolade. Le déficit de la balance commerciale n’a cessé de se creuser. On exporte 300 millions d’euros et on importe pour plus de 6 milliards d’€ par an et à plus de 70 % de France et d’Union européenne. On s’approvisionne là où les couts de production sont les plus élevés.
De même on exporte très peu. Les entreprises exportatrices ont disparu ainsi que l’emploi dans ce secteur.
C’est toutes ces politiques depuis la colonisation jusqu’à aujourd’hui qui nous amène à la situation actuelle. Le système a atteint ses limites et qu’il faut aller au fond des choses.
Posons les vrais problèmes devant les Réunionnais. Débattons entre nous pour arriver à élaborer un projet partagé entre nous et pour le mettre en œuvre.
Il faut donc changer radicalement le système. Le contenu du changement doit être porté par les Réunionnaises et Réunionnais. C’est de notre responsabilité de trouver les solutions pour son pays.
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
In kozman pou la rout
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (2/5)
Nouvelles orientations budgétaires de l’Union européenne
Accélération de la crise du système néocolonial
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)