40 ans de la Région : Philippe Berne, grand témoin trace les grandes lignes -2

Une préparation de la Réunion de demain

26 mai 2023

Dès 1984 , le groupe de travail sur l’aménagement régional défini 4 micro-régions à rééquilibrer en préservant au maximum les espaces naturels et agricoles. Le SAR devient l’outil qui conditionne les PLU des communes. Déjà émergent les idées de route de moyenne altitude, de parcs marin et naturel, de tram-train, d’aménagement des villes de demain...

Retrouvez ci-dessous un premier extrait de son discours. Par la suite, le texte sera décliné en plusieurs parties, découpée par Pascal Basse, de la section PCR de Saint-Pierre.

La première illustration en est l’ aménagement du territoire

L’état a promulgué en 1984 une loi instaurant pour les DOM la réalisation d’un schéma d’aménagement régional qui devait s’imposer au PLU.

J’ai été désigné par Pierre Lagourgue comme élu référent dans ce domaine. Des concertations très poussées avec les collectivités territoriale, les domaines de l’agriculture, du tourisme, les associations culturelles et de protection de la nature.

Le groupe de travail ainsi mis en place a défini quatre micro régions : le nord, l’est, l’ouest et le sud qui devaient être rééquilibrée et trois grand principes :
- la protection des zones naturelles
- La protection des terres agricoles
- La densification urbaine

Dans ce domaine nous avons fait des propositions concernant la cartographie des secteurs permettant l’extension contrôlée de l’urbanisation.

Nous nous sommes rendu compte des retards en ce qui concerne les transports en commun et des besoins d’une nouvelle politique dans ce domaine. Très vite a émerger la nécessité de créer tout autour de l’île un transport en commun guidé. C’est l’émergence du tram train allant de Saint-Benoît à saint-joseph en passant par Saint-Denis. Ce tram train devait drainer les voyageurs de l’urbanisation littorale et le tracé de celui-ci devait être maillé avec une voie urbaine tout autour de l’île. Ceci en définissant les différents pôle d’échanges permettant la fluidification des transports. La route des tamarins achevée en 2009 en était la première phase de cette route de moyenne altitude.

Pour l’orientation de la protection des zones naturelles deux groupes de travail ont réfléchi sur la protection du centre de l’île et aboutit à la création du Parc National en 2007, celle-ci a permis le classement d’une grande partie du centre de l’île au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Pour la protection du littoral récifal (de la Possession à l’Étang salé) nous avons créer une association : le Parc Marin qui avait trois missions :
- Analyser chaque année l’état de santé du récif
- Sensibiliser la population à la protection du récif
- Déterminer la structure environnementale administrative pour donner une protection définitive au lagon

La Réserve Nationale Marine a été créer en 2007. Pour la limitation de l’extension urbaine nous avons créer l’EPFR auquel ont adhéré l’ensemble des communes.

Cet EPFR est dotée du droit de préemption, ainsi les communes vont se créer des portefeuilles de foncier leur permettant lorsqu’elle ont les financements nécessaire à loger les habitants sans logements et aménager de façon harmonieuse le territoire de la commune. L’EPFR de Basse Normandie avait été réaliser pour acquérir des terrains permettant la mise en place d’un glacis entre l’île de France surpeuplée et la Normandie et pour pouvoir réaménager les friches industrielles.

A La Réunion selon moi deux actions à mener :
- Récupération du foncier sur les plages et arrière plage
- Mener des réflexions sur la ville de demain, réaliser une typologie des agglomérations et agir en concertation avec tout les secteurs concernés. ( Architectes, sociologues, associations...)


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