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Parlement européen
7 juillet 2017

Le Parlement européen a adopté à la quasi-unanimité le rapport de Younous Omarjee en faveur des régions ultrapériphériques (La Réunion, Mayotte, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Madère, les Açores et les Canaries). Par ce vote, le Parlement européen a réaffirmé son soutien unitaire pour les Outremers. Pour Younous Omarjee, ce vote massif est un signal très fort envoyé par le Parlement à la Commission.
Le rapport, examiné depuis plusieurs mois au Parlement, dresse une feuille de route concrète et ambitieuse pour la future stratégie pour les régions ultrapériphériques (RUP) que la Commission européenne doit publier après l’été.
Younous Omarjee est parti du constat que l’article 349 des traités européens - article qui octroie à l’UE le pouvoir d’adopter des mesures spécifiques aux RUP - n’était pas suffisamment mis en oeuvre. C’est un constat partagé par l’ensemble des acteurs ultramarins, mais aussi par la Cour de Justice de l’Union européenne qui, en décembre 2015, a rendu un arrêt de principe pour une meilleure application de l’article 349.
« Les outremers n’en peuvent plus d’attendre », a déclaré le député ultramarin Younous Omarjee. « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de politiques européennes concrètes, performantes et rapides, pour l’emploi des jeunes, pour la pêche, pour l’accès des RUP à tous les programmes horizontaux de l’Union et aux réseaux transeuropéens de transport, d’énergie, de télécommunications. Tout ceci grâce à la pleine mise en œuvre de l’article 349 ».
« Mais surtout, nous avons besoin de transversalité et de cohérence », a insisté le député. « Comment expliquer que d’un côté, l’Union européenne soutienne notre développement économique, et que d’importants efforts soient déployés dans la politique de cohésion, et que de l’autre, ces efforts soient annihilés par des politiques, comme la politique commerciale, qui jusqu’ici se refusent à la prise en compte des particularités des RUP ? ».
Dans cette optique, le rapport exhorte la Commission européenne à corriger cette incohérence en protégeant véritablement les filières ultramarines dans les accords commerciaux que l’Union européenne signe avec les pays tiers et qui sont souvent dévastateurs pour les économies fragiles des Outremers, comme le sucre de canne pour la Réunion ou la banane pour les Antilles.
Le rapport de Younous Omarjee demande également le renforcement du POSEI agricole (règlement agricole spécifique pour les RUP) et l’extension de ce modèle efficace à toutes les autres politiques européennes, notamment la pêche et le transport.
Au final, c’est une refonte totale de la relation UE-outremer que le Parlement prône, et sur laquelle l’Union européenne devra se baser à l’avenir. « L’avenir des Outremers sera vert comme leur extraordinaire biodiversité, et bleu comme les océans qui les entourent » a conclu Younous Omarjee.
La Commission européenne s’est félicitée du rapport Omarjee et s’est engagée à intégrer les propositions dans sa stratégie pour les RUP qui sera publiée au mois d’octobre ainsi qu’à examiner les possibilités d’application immédiates des recommandations du rapport.
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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