Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Communiqué de la CGPER
29 août 2023, par

Philippe Vigier, ministre délégué aux Outre-mer, arrive à La Réunion ce mercredi 30 août pour sa première visite officielle dans notre département. A cette occasion, la CGPER estime nécessaire d’informer le nouveau ministre sur plusieurs dossiers importants relatifs à l’agriculture réunionnaise.
Le premier point concerne l’élevage. Le cheptel est touché par la leucose bovine. Un plan d’éradication est mis en place. Ce qui a été fait en plus de 20 ans en France Hexagonale doit être réalisé en 4 ans ici. Compte tenu de cette situation, la CGPER demande la validation des procédures pour obtenir des dérogations afin d’accélérer l’assainissement des ruminants en tenant compte de l’aspect économique des exploitations. Ceci soulève notamment le problème de cohérence avec le service SALIM à La Réunion.
Par ailleurs, afin qu’une épizootie telle que la leucose bovine, la grippe aviaire, ou que des ravageurs tels que le petit coléoptère des ruches ou la mouche des fruits ne puissent plus être importés à La Réunion, la CGPER demande de mettre en place à La Réunion un plan de sécurité sanitaire en renforçant les moyens aux frontières (Port et Aéroport), de manière à limiter drastiquement le risque d’introduction de parasites ou de maladies quelconques.
Les agriculteurs réunionnais sont également durement touchés par la hausse considérable du prix des intrants. Les élevages peuvent fournir une matière première de substitution. Mais les épandages sont très limités en surface en raison d’une réglementation inadaptée à la réalité de La Réunion, qui n’est pas celle de la France métropolitaine. C’est pourquoi, compte tenu du contexte local, la CGPER demande de mettre en place des mesures d’adaptation au règlement des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). La Réunion n’est pas en zone d’excédents structurelles nitrates.
Dernier point concernant spécifiquement l’élevage, la CGPER demande un assouplissement des mesures de la loi littoral pour que les éleveurs puissent construire des bâtiments agricoles sur leur terrain.
Le gouvernement a mis en œuvre un grand plan de soutien à l’agriculture biologique. L’enveloppe globale s’élève à 60 millions d’euros. Mais en raison de la complexité des procédures et de la spécificité des exploitations réunionnaise très nombreux sont les bénéficiaires potentiels exclus de cette aide nécessaire à leur désendettement. La CGPER demande l’assouplissement des conditions d’accès aux aides afin que ce plan de soutien à l’agriculture bio bénéficie aussi à La Réunion.
Enfin, la CGPER demande que les appels à projet de France Agrimer puissent être régionalisés et traités au niveau de la Préfecture. Ceci permettra aux départements d’outre-mer d’être également des bénéficiaires de ces appels à projet.
Le Président de la CGPER
Jean-Michel Moutama
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
In kozman pou la rout
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (2/5)
Nouvelles orientations budgétaires de l’Union européenne
Accélération de la crise du système néocolonial
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)