Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Bilan d’une campagne sucrière ordinaire il y a 30 ans
29 décembre 1976
20 août 2007, par

En 1976, le tonnage de cannes récoltées dépasse les 2 millions de tonnes. Si par rapport à aujourd’hui ce total peut apparaître élevé, il est inférieur de plus de 150.000 tonnes à la production de 1969.
Témoignages" faisait alors ce commentaire :
« C’est en effet la meilleure campagne depuis les deux années de forte sécheresse de 1970 et 1971, mais elle reste inférieure aux deux premières campagnes sucrières de 1968 et de 1969 qui ont marqué notre intégration dans le Marché Commun Européen : 2 272 643 tonnes de cannes récoltées et 252.737 tonnes de sucre produit en 1968, 2 436 979
tonnes de cannes récoltées et 259.890 tonnes de sucre produit
en 1969 ».
Ce tonnage est à comparer à celui de 2006 : 1,860 million de tonnes de cannes. Par rapport à 1976, la perte est de 300.000 tonnes. Par rapport à 1969, de 600.000 tonnes. Ce tonnage est également à apprécier eu égard au mot d’ordre de l’usinier adressé aux planteurs et aux collectivités locales : il faut produire au moins 2 millions de tonnes. Ce mot d’ordre répété tend à faire croire que cet objectif n’a jamais été atteint. Mais l’Histoire est là pour démontrer que 2 millions de tonnes, c’est parfaitement possible et cela a déjà été dépassé.
Or, à cette époque, les conditions de production étaient beaucoup plus difficiles qu’aujourd’hui : pas d’irrigation, mécanisation plus faible. Par ailleurs, depuis plus de vingt ans, l’État et l’Union européenne ne cessent d’investir pour la modernisation de la filière canne. Or, force est de constater que malgré ces investissements, la production actuelle est plus faible qu’il y a trente ans.
Comment alors les usiniers peuvent expliquer cette perte de production importante ?
À cette question, un premier élément de réponse peut être apporté. Il semble évident que la vente par les usiniers de leurs terres à canne pour faire de la spéculation a un lien avec la baisse de la production cannière à La Réunion.
M.M.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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