La Réunion dans "Témoignages"

Condamnation de la répression contre les planteurs

Pour le respect des principes

Manuel Marchal / 28 août 2007

En 1989, plus de 9.000 planteurs et leurs familles étaient menacés de ruine totale. La succession de deux cyclones et la sécheresse ont durement éprouvé les producteurs de cannes. Malgré toutes leurs démarches, ni le gouvernement, ni les institutions compétentes à La Réunion ne les écoutent. Ils sont donc contraints de faire grève illimitée. À partir du 21 août 1989, à l’appel de tous les syndicats de planteurs, aucune canne n’est livrée. Et pour sensibiliser encore davantage l’opinion, ils décident d’organiser des barrages routiers.

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C’était une action sans précédent depuis 20 ans, témoignant de la gravité de la situation mais montrant également la force du mouvement unitaire des planteurs. Car face à la détermination des planteurs, le pouvoir en place a voulu casser le mouvement par la répression. C’est ce qu’il a tenté de faire au Gol le 29 août 1989.
Des gendarmes mobiles ont l’ordre de charger un barrage de planteurs. Ces derniers repoussent les agresseurs qui tirent alors des grenades, matraquent des planteurs ainsi que des journalistes témoins de la répression. Quelques jours plus tard, les gendarmes visitent les rédactions de "Témoignages", du "JIR", du "Quotidien" et de RFO pour tenter de récupérer les photos et films pris pendant la répression. Cette étonnante requête fut unanimement rejetée.

M. M.