La Réunion dans "Témoignages"

Écrasés par la vie chère, l’injustice et la répression

La situation du peuple dans une société coloniale - 2 -

Manuel Marchal / 5 décembre 2007

Dans la deuxième partie de l’entretien publié dans "Défense", journal du Secours populaire français, et reproduit dans "Témoignages", Hyppolyte Piot, maire de Saint-Louis et élu réunionnais au Conseil de l’Union française montre quelques exemples de la misère : 15 francs d’allocation pour quatre enfants alors que le kilo de riz est à 23,15 francs, les rapports inégaux du colonat, et un taux d’illettrisme de 85%.

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« On ne sait pas en France comment vivent les ouvriers de nos usines, dans des camps formés de misérables paillottes ou de calbanons (...) Pas d’eau, pas de cabinet, les gens y vivent pêle-mèle, comme des animaux en liberté, et avec eux ! ». Hyppolite Piot souligne aussi les procédés utilisés pour faire taire celles et ceux qui luttaient contre ces injustices. On tente de le corrompre en lui offrant 450.000 francs, il refuse, il est ensuite la cible de la répression coloniale.
La lecture de cet article rappelle tout le chemin qui a été parcouru depuis, grâce à l’abolition du statut colonial. Face à l’impasse, des Réunionnais ont réussi à se rassembler pour trouver une solution pour libérer leur peuple de la misère. C’est la loi du 19 mars 1946, et ce sont toutes les luttes menées pour que l’égalité sociale soit enfin appliquée.

M. M.