La Réunion dans "Témoignages"

La Réunion : Mobilisation contre le coup de force de Saint-André

50 ans de luttes

Manuel Marchal / 21 mars 2009

1er octobre 1957

Le 15 septembre 1957, les bureaux de vote de Saint-André sont envahis par des nervis au service de la Préfecture et des complices du pouvoir parisien.
Nommé par François Mitterrand, le préfet Péreau Pradier était l’instigateur de la première fraude électorale massive de l’après-guerre. Paris cherchait à l’époque par tous les moyens à s’opposer à la revendication d’égalité des Réunionnais.
Cette revendication était un droit reconnu depuis le vote de la loi du 19 mars 1946. C’est le décès d’un des auteurs de cette loi, le Docteur Raymond Vergès, qui allait marquer le début de la répression contre toutes les formes de démocratie à La Réunion. C’est pour s’emparer de la Mairie dirigée par le regretté Raymond Vergès que Paris et ses complices ont bourré les urnes, et frappé les mandataires de la liste qui n’était pas celle soutenue par le préfet.
Dans son édition du 1er octobre, "Témoignages" rend compte de la vague de mobilisation qui a suivi ce premier coup de force.
La journée d’hier marque la fin de ce cycle de l’Histoire de La Réunion.

M.M.