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Destination santé
18 février 2010

Pas facile, surtout lors d’un premier appareillage, de choisir l’aide auditive la mieux adaptée. C’est pourquoi, aujourd’hui, les patients peuvent le plus souvent disposer d’un appareil pour essai. Cela leur permet de l’évaluer dans la “vraie vie”. Ainsi les troubles de l’audition sont-ils l’un des rares domaines où le médecin a droit à l’essai… sans exposer son patient à de pénibles inconvénients. Rassurant, non ? Explications.
« L’essai prothétique s’inscrit dans la tendance de la médecine personnalisée, où le traitement est fortement lié aux caractéristiques du malade », nous explique le Pr Bruno Frachet, chef du service d’oto-rhino-laryngologie (ORL) de l’Hôpital Avicenne à Bobigny. Il est en quelque sorte dans l’air du temps.
En pratique, « cet essai est toujours soumis à prescription médicale ». Il permet au patient d’évaluer l’efficacité de son appareil dans son environnement habituel. « C’est vraiment le juge de paix. En laboratoire, les données sont toujours un peu biaisées car le malade est particulièrement attentif aux sons qui l’entourent. Ce qui n’est bien sûr pas toujours le cas dans sa vie de tous les jours ».
D’une manière générale, l’essai s’étale sur une quinzaine de jours. Parfois plus. Sa prescription en poche, le patient se rend chez un audioprothésiste. « Le premier rendez-vous correspond à une prise de contact », enchaîne Catherine Crouzier, audioprothésiste à Strasbourg dans le groupe Amplifon. « Nous y réalisons aussi les tests initiaux. C’est généralement au terme du deuxième que le patient repart avec son aide auditive, réglée en fonction de ses caractéristiques ».
Dans la plupart des cas, « le véritable challenge est de bien comprendre la parole dans un environnement bruyant », poursuit-elle. « Toutes les situations de la vie courante doivent être prises en compte. Le plus important est que le patient s’approprie son aide auditive, que ce soit lui et lui seul qui ait décidé de prendre tel appareil plutôt que tel autre. Et cela, en toute connaissance de cause ».
L’essai est généralement gratuit. Il peut être prescrit aussi bien pour un premier appareillage que pour un renouvellement. « Surtout », conclut Catherine Crouzier, « c’est à nous, les professionnels, de ne pas susciter de faux espoirs du patient ». Vous êtes concerné(e) ? A la moindre question, interrogez votre ORL ou votre audioprothésiste.
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