APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Destination Santé
6 mars 2006

Dans une étude publiée dans Science en octobre 2004, des Hollandais ont montré que les chats domestiques pouvaient contribuer à la propagation du virus H5N1. Les félidés devront-ils aussi être confinés ? L’AFSSA est saisie de la question.
Lors des épidémies survenues en 2003 et 2004 en Asie, le Dr Thijs Kuiken et son équipe, du Centre médical Erasme à Rotterdam, avaient été surpris d’observer quelques cas de grippe aviaire parmi des... chats. Ces derniers, en effet, étaient jusqu’alors supposés résistants aux virus aviaires.
Au cours de son étude, il a injecté H5N1 dans la trachée de certains chats tandis que d’autres ont été contaminés en ingérant de la viande infectée. Résultat, tous ont développé des troubles pulmonaires, excrété du virus et transmis H5N1 à d’autres chats. "Étant donné qu’il y a beaucoup plus d’oiseaux que de chats, je ne pense pas que ces derniers joueront un rôle majeur dans l’épidémiologie de l’infection de H5N1", nous explique Thijs Kuiken. "Mais il est important d’avoir conscience (de ce) que les chats peuvent être infectés et excréter le virus".
Quant au risque de contamination de l’homme par le chat, il "existe en théorie. Mais il est encore plus faible que celui lié à la volaille". Lequel rappelons-le, n’est possible qu’en cas de contacts rapprochés et fréquents avec les sécrétions respiratoires et les déjections de volatiles infectés.
"Évitez de laisser divaguer les chats"
Pour Kuiken, "les propriétaires de chats qui se situent dans des zones exemptes de H5N1 ne doivent pas s’inquiéter". Un point de vue confirmé par le ministère français de la Santé selon lequel "en l’état actuel de la situation, la mise en œuvre de mesures de surveillance particulières des chats n’apparaît pas nécessaire". En attendant en tout cas le point de vue de l’AFSSA, qui a été sollicitée.
Car la Direction générale de l’alimentation au ministère de l’Agriculture prend cette hypothèse très au sérieux. "Nous manquons encore de données scientifiques. Sans compter qu’au cours de ces derniers mois, en Asie notamment, nous n’avons pas observé d’épizootie touchant les chats". En attendant les résultats de l’AFSSA, le ministère insiste sur le fait qu’"il n’y a pas d’affolement à avoir". Il recommande toutefois aux propriétaires de chats "d’éviter de les laisser divaguer. Pour des raisons liées à la grippe aviaire notamment". Mais aussi légales, la divagation des animaux domestiques à plus de 2.000 mètres de la maison de leur maître étant interdite.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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