Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Destination Santé
5 mai 2016

Près d’une femme enceinte sur trois voit ses symptômes d’asthme s’aggraver au cours de la grossesse. Les spécialistes parlent alors d’exacerbations. Or ces dernières peuvent être à l’origine de malformations congénitales et de naissance prématurée. Les hormones féminines agissent sur l’hyperactivité bronchique liée à l’asthme. Et les facteurs de risque d’exacerbation sont nombreux surtout à la fin du deuxième trimestre de grossesse : reflux gastro-œsophagien, prise de poids excessive, et absence ou non observance du traitement.
Selon le Dr Cécilia Nocent [1], pneumologue au Centre hospitalier de Bayonne, « afin d’éviter les exacerbations et leurs conséquences, il est impératif de contrôler la maladie, en maintenant, tout en les baissant, les doses de corticoïdes. Il est également nécessaire de traiter agressivement les exacerbations ».
La spécialiste rappelle d’ailleurs que les traitements sont sans incidence sur le fœtus alors que les exacerbations ne le sont pas. Certaines femmes qui craignent pour la santé de leur futur enfant sont tentées de cesser de prendre leurs médicaments. « Il faut éduquer ces patientes. Médecins généralistes, obstétriciens et pneumologues doivent, de concert, suivre ces femmes. Un asthme mal contrôlé pendant la grossesse impacte le devenir de la grossesse et l’avenir du fœtus. »
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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