Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Campagne de prévention des risques auditifs
6 novembre 2006

Les professionnels de la musique de La Réunion lancent une campagne régionale de prévention des risques auditifs dans les salles de concert, qui durera jusqu’au 16 décembre. Plus d’un mois pour apprendre les bons réflexes. Prêtez l’oreille...
Amateurs de musique, vous êtes-vous une fois inquiétés pour votre ouïe ? Êtes-vous seulement au courant des risques que vous encourez ? La musique est un plaisir, qu’elle le reste. Saviez-vous que l’écoute et la pratique des musiques amplifiées peuvent être considérées comme des activités à risques parmi tant d’autres : escalade, sports de combat, etc ? Trop exposés à de forts volumes sonores, vous pourrez réagir différemment, certes. Mais attention. Cette exposition peut être sans gravité, mais quelquefois, irrémédiablement handicapante. Quels sont les symptômes ? Bourdonnements, sifflements, sensation d’oreilles cotonneuses entre autres. Ce n’est qu’un signal d’alarme, une mise en garde contre des complications à venir.
La surdité, les acouphènes, l’hyperacousie, vous connaissez ? On estime qu’il y a un risque à partir d’un niveau sonore de 90 décibels (dB). La douleur n’apparaissant qu’à partir de 120 dB, les lésions peuvent survenir sans que l’on s’en aperçoive sur le moment. Mais c’est le temps d’exposition à un volume sonore donné qui est le véritable danger. Si un individu dépasse régulièrement la dose de son tolérable par son organisme, il risque d’endommager son audition.
Quel comportement adopter face aux risques ?
En concert ou en discothèque, il importe de tenir compte de son état de fatigue, ou des maladies (otite, rhume...). On sait en effet que les médicaments ou encore l’alcool fragilisent les oreilles. Pourquoi ne pas garder le réflexe de s’éloigner de la source sonore ? Il est bien évidemment déconseillé de rester trop longtemps à grande proximité des enceintes. Faire des pauses en s’isolant de la source sonore minimise les risques de façon importante.
Rappelez-vous, le bourdonnement, le sifflement ou la sensation d’avoir les oreilles cotonneuses ne sont que des signaux d’alerte. Isolez-vous de la source sonore. Si les troubles persistent, consultez un médecin ORL dans les 48 heures. Mais attention encore, les concerts et les discothèques ne sont pas les seuls lieux d’exposition. Que dire des mordus de walkman ? L’audition risque d’être endommagée au-delà d’un temps d’écoute de 2 heures hebdomadaires à volume maximal autorisé de 100 décibels. Limitez votre temps d’écoute. Mais plus logiquement, baisser le son permet de prolonger l’écoute tout en minimisant les risques.
Quelques chiffres sur la campagne
La campagne de sensibilisation menée par AGI-SON a commencé en 2004. Elle concernait 7 régions et s’est élargie à 15 régions en 2005. Au cours de ces 2 années, il a été distribué aux publics de concerts : 918.000 dépliants, 12.645 affiches, 530.000 paires de bouchons d’oreille.
En 2006 seront distribués à La Réunion près de 14.500 dépliants, 800 affiches et 10.000 paires de bouchons d’oreille.
La Musique : une pratique culturelle majeure
En 2005, 31.825 spectacles de variétés et de musiques actuelles ont été présentés dans l’année sur le territoire français. Plus de 15 millions 500.000 spectateurs y ont assisté, selon le Centre national des variétés et du jazz. On comptait en 2003 plus de 25.000 musiciens, selon le bulletin du département des études et de la prospective, n°140 de juin 2003. Selon une étude de l’institut de recherche britannique Informa Media en 2005, le parc mondial des baladeurs se monte à 21,5 millions d’unités.
Les troubles auditifs : un handicap qui touche tout le monde
Un jeune sur 4 a un déficit auditif reconnu comme pathologique (supérieur ou égal à 20 dB), selon l’évaluation de l’audition des jeunes Français (Evaluation de l’audition des élèves des lycées de la région Rhône-Alpes), par l’Institut Universitaire de Médecine du travail de Lyon, 1993-94 / 1998-99.
2,5 millions de personnes en France souffrent régulièrement d’acouphènes (sifflements, bourdonnements...), et près de 4 millions en ont ressenti un jour ou l’autre. On évalue à 200.000 chaque année les nouveaux cas d’acouphènes et 300.000 les cas d’acouphènes intolérables.
(Le quotidien du Médecin n° 6659 du 06 mars 2000)
Plus de la moitié des musiciens sont atteints. 70% des musiciens pratiquant des instruments amplifiés souffrent de traumatismes auditifs... (M. Auffret, P. Cureau, J.-F. Buche, M. Touche, Prévention des traumatismes sonores des musiques électro-amplifiées, Rapport de recherche CNRS-Ministère de l’Environnement, février 1998). 48% des musiciens classiques dont 18% souffrent d’une baisse de l’audition et 11% d’acouphènes. (Documents pour le médecin du travail n° 76 (1998), étude débutée en 1994)
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture