Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Destination santé
18 avril 2008

Depuis le 1er avril, les Français peuvent acheter la fameuse boisson énergisante Red Bull, jusque-là interdite dans notre pays. Conformément à la législation, la version française de ce produit ne contient pas de taurine - dont une seule canette contient 500 fois la dose journalière apportée par l’alimentation ! -, mais un autre acide aminé, l’arginine. Si le contenu ne pose donc plus de problème sanitaire, le contenant, lui, ressemble en tout point au fameux Red Bull. Seule différence, la mention : « à base d’arginine et de caféine ».
Un procédé marketing qui agace les responsables de l’Agence française de Sécurité sanitaire. « L’utilisation du même nom pour deux produits différents dont l’un est encore interdit en France est de nature à confondre le consommateur », précise l’AFSSA. D’ailleurs, dans le dossier d’autorisation de commercialisation adressé en 2007 à la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), la société proposait de vendre le produit sous le nom de “Bullit”. Cherchez l’erreur...
C’est une victoire à la Pyrrhus pour Dietrich Mateschitz, le fondateur de Red Bull qui, depuis 1994, mène un véritable bras de fer avec les autorités sanitaires françaises. Avec ce tour de passe-passe, le groupe autrichien s’attire les foudres de la DGCCRF. Celle-ci aurait, selon certaines sources, lancé une enquête pour déterminer si l’entreprise cherche à tromper le consommateur. A la DGCCRF pourtant, le service Communication se refuse à toute confirmation...
Ce service appelle toutefois les consommateurs à la vigilance. « Ils doivent bien lire l’étiquetage du produit » au cas où des produits interdits en France y seraient illégalement introduits. L’offensive marketing du groupe autrichien, pour sa part, ne faiblit pas. Un véritable escadron de voitures aux couleurs de la marque sillonne actuellement les rues de Paris.
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