Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
24 janvier 2013

Dans toute l’Europe, du 20 au 26 janvier 2013 se tiendra la 7ème Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus. La European Cervical Cancer Association (ECCA), à l’initiative de l’événement, encourage les gouvernements à promouvoir la vaccination contre les papillomavirus humains, à l’origine des cancers du col de l’utérus.
En France, près de 3.000 de ces cancers sont diagnostiqués chaque année, et 1.000 décès sont enregistrés. En réalité, sur les 40 types de papillomavirus (HPV) actuellement connus, les HPV de types 16 et 18 représentent à eux seuls 70% des virus oncogènes susceptibles de provoquer des cancers du col de l’utérus. La vaccination contre les virus HPV offre une opportunité majeure de se protéger contre ce cancer. Cette prévention par le vaccin ne doit cependant pas faire oublier l’importance du frottis cervico-vaginal. Celui-ci, en effet, reste indispensable. Pratiqué à intervalles réguliers, il permet de détecter précocement les lésions précancéreuses, annonciatrices d’un possible cancer du col et encore accessibles au traitement.
Pour les jeunes Françaises, une perte de chance
Pourtant, selon l’Institut de Veille sanitaire (InVS), « en 2012, les objectifs de couverture vaccinale fixés par la loi de santé publique (au moins 95% pour toutes les vaccinations, exceptée la grippe avec 75%), ne sont pas atteints pour la plupart des vaccinations », notamment pour la vaccination anti-HPV.
Selon le Dr Patrick Raulic, gynécologue au Centre anti-cancéreux de Lyon, ce résultat est lié au fait « que la France a fait des choix différents de ceux du Canada, de l’Australie, de l’Angleterre. Ces pays ont opté pour une vaccination en milieu scolaire à l’entrée au collège, ce qui explique que 90% des filles soient vaccinées ».
Ce spécialiste du cancer du col de l’utérus se veut rassurant quant à la sécurité des vaccins. « En matière de tolérance, un observatoire international rend régulièrement ses conclusions, et jusqu’à présent, il y a un peu moins d’événements dans le groupe vacciné que dans le groupe non vacciné. Au niveau mondial, 100 millions de doses ont été administrées. En France, on vient à peine de dépasser les 5 millions. Et surtout, ce qui est important, c’est que les données provenant d’Australie, où le taux de couverture est de 90%, montrent l’absence d’effets secondaires graves. Par ailleurs, dans ce pays, ils ont commencé à publier des études indiquant une forte diminution de la pathologie liée au papillomavirus ».
Enfin, les données présentées lors de la 28ème Conférence Internationale sur les Papillomavirus (IPV), à Porto Rico, ont montré que les jeunes femmes et les adolescentes vaccinées avec Gardasil® étaient protégées huit ans après la vaccination. « Si un tel vaccin existait pour le cancer du sein ou de la prostate, il serait plébiscité », conclut le Dr Raulic.
©Agence de Presse Destination Santé-2013
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