La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
8 juin 2010

Ces dernières années, la vie de centaines de milliers de patients à travers le monde s’est trouvée bouleversée par l’arrivée de nouveaux traitements. Ou par l’évolution d’« anciennes » molécules qui, grâce à une innovation portant sur un détail essentiel, ont entamé une deuxième vie. Tour d’horizon… non-exhaustif.
Les bio-médicaments sont l’exemple le plus emblématique de ces avancées thérapeutiques. Ils ont par exemple révolutionné la prise en charge de maladies aussi invalidantes que la polyarthrite rhumatoïde (140.000 malades en France), le psoriasis, la maladie de Crohn et certains cancers. Les anti-TNF-a- (des médicaments de la “famille” des anticorps monoclonaux) sont capables aujourd’hui de freiner la progression de la polyarthrite rhumatoïde et de certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Les anticorps monoclonaux ont également bouleversé la prise en charge des cancers du sein les plus agressifs. Couplés à la chimiothérapie, le trastazumab et le bevacizumab ont transformé la survie des patientes. Dans un tout autre domaine, de nouvelles associations thérapeutiques permettent aujourd’hui d’obtenir de très bons résultats, en termes de qualité de vie notamment, chez la majorité des patients vivant avec le VIH dans les pays développés.
Utilisés seuls ou en association, d’autres traitements vivent également une “deuxième vie” (voire davantage…), en voyant leurs indications élargies. C’est le cas du sorafénib, initialement réservé à la prise en charge des cancers du rein localement avancés. Aujourd’hui, il a démontré son efficacité contre le carcinome hépatocellulaire, autrement dit le cancer primitif du foie.
Un dernier exemple ? Celui du dabigatran, premier représentant d’une nouvelle famille d’anticoagulants, les inhibiteurs directs de la thrombine. Il est utilisé en France dans la prévention des caillots sanguins chez les patients opérés pour une prothèse de hanche ou de genou. Mais un travail mené dans 44 pays, l’étude RE-LY, a récemment démontré son efficacité contre le risque d’accident vasculaire cérébral chez les malades présentant une fibrillation auriculaire, le trouble cardiaque le plus fréquent. Rien que ça ! A l’échelle mondiale, 3 millions de patients pourraient potentiellement, être concernés.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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