La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
11 mai 2011

Les compléments alimentaires ont longtemps été les laissés-pour-compte de la pharmacovigilance. En France désormais, leurs éventuels effets indésirables sont suivis de près. C’est l’objectif principal du nouveau dispositif de nutrivigilance élaboré par l’ANSES. Celui-ci se met progressivement en place... et doit faire ses preuves. Le nouveau système, lancé fin 2010, concerne de nombreux aliments. Les compléments alimentaires, bien entendu, mais aussi les boissons et les aliments faisant l’objet d’une « adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique », et ce que l’ANSES appelle les « nouveaux aliments », c’est-à-dire les aliments présentés sous des formes inhabituelles — poudres de protéines, aliments enrichis, etc.
Comme pour les médicaments, les professionnels de santé sont au cœur du dispositif. Ce sont eux, en effet, qui doivent “faire remonter” les effets indésirables qu’ils pourraient observer, en relation avec la prise de ces aliments. Les représentants des consommateurs, pour leur part, attendent de voir… « Alors qu’ils sont déjà débordés, je ne suis pas convaincu que les médecins aient le temps d’effectuer ce type de déclaration », estime Charles Pernin, de la CLVC (Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie), une association de consommateurs.
De son côté, l’ANSES nous a confirmé que le premier bilan de cette mise en œuvre était plutôt « positif », accréditant la « pertinence du dispositif ». Un argument repris par Christian Seyrig, directeur général de l’entreprise PileJe, spécialiste de la micronutrition. « Les professionnels de santé remontent effectivement les informations. Ce dispositif constitue vraiment une excellente nouvelle. Comme pour les médicaments, il montre que les autorités ont pris en compte la dimension “santé” des compléments alimentaires. La nutrivigilance, assurément, va tirer la qualité vers le haut ».
Dans tous les cas, si vous souhaitez recourir aux compléments alimentaires, sollicitez toujours l’avis d’un professionnel de santé compétent (pharmacien, diététicien et/ou nutritionniste). Parlez-en éventuellement à votre médecin, voire à un médecin spécialisé en micronutrition.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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