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Complication ophtalmologique du diabète : un dépistage pour épargner votre vue

Destination Santé

Destination Santé / 24 novembre 2017

La rétinopathie diabétique affecte 800 000 patients en France. Cette première complication ophtalmologique du diabète se dépiste grâce à un simple fond d’œil. Un examen indolore et remboursé par l’Assurance-maladie. Pratiqué régulièrement, il permettra, en cas d’anomalie, de proposer une prise en charge précoce qui peut sauver votre vue.

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Photo Phovoir.

Provoquée par une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang) au long court, la rétinopathie diabétique est à l’origine d’une perméabilité excessive des petits vaisseaux sanguins irriguant la rétine. Cette complication oculaire touche 6 patients sur 10 après 10 ans de diabète, et 9 sur 10 après 20 ans. Elle constitue la première cause de cécité chez les moins de 50 ans en France.

Fond d’œil : un rendez-vous tous les deux ans (au minimum) à ne pas manquer !

Le fond d’œil constitue l’examen de référence pour dépister cette complication. En l’absence de rétinopathie diabétique, un suivi tous les deux ans suffit généralement si vous n’êtes pas traité par insuline, que votre glycémie et votre pression artérielle sont bien contrôlées. En revanche, des rendez-vous plus fréquents peuvent être nécessaires si votre diabète et/ou votre pression artérielle sont mal équilibrés. Idem si vous êtes sous insuline. L’ophtalmologiste vous informera de la fréquence à laquelle faire surveiller vos yeux.

Une vigilance accrue est nécessaire de la part des patients. D’autant que la rétinopathie diabétique n’exprime aucun symptôme au début. L’acuité visuelle n’est à ce stade absolument pas impactée. Et ses complications sont encore réversibles. A l’inverse, la forme la plus grave se traduit par une baisse de la vue. Une impression de voile devant les yeux et/ou des douleurs oculaires surviennent. Un œdème maculaire se forme, phénomène à l’origine de la cécité.

Cibler les patients éloignés des lieux de dépistage

En France, des initiatives itinérantes incitent les patients au dépistage. Objectif : limiter le risque de survenue de la rétinopathie grâce à la télémédecine. Permettant une prise en charge à distance, cette innovation rapproche les patients des examens de prévention et accélère leur prise en charge en cas de diagnostic.

Comment cette démarche fonctionne-t-elle ? « Nous exploitons les données de l’Assurance-maladie, nous informant que telle ou telle personne ne bénéficie pas de contrôle régulier de sa vue », explique le Pr Catherine Creuzot-Garcher [1], ophtalmologiste créatrice du réseau mobile en Bourgogne. Chacune d’entre elle reçoit une invitation au dépistage, ainsi que le planning du passage de la camionnette à bord de laquelle un orthoptiste va pratiquer le fond d’œil. En 2 minutes, l’examen gratuit est réalisé. Les clichés sont envoyés par télémédecine. En cas de rétinopathie, les ophtalmologistes donnent priorité aux patients pour une consultation fixée dans les plus brefs délais : cette anticipation permet d’avoir recours aux traitements efficaces pour empêcher l’évolution de la maladie.

Les patients diabétiques acteurs de leur parcours de santé visuelle

Une fois le diagnostic posé, le réflexe « ophtalmologiste » doit survenir très tôt. Ainsi, pour sensibiliser patients et médecins à la rétinopathie diabétique et à son dépistage, Bayer a lancé la première campagne d’information grand public [2] avec le soutien de l’association Rétina France. Au cœur du dispositif : la création d’un site www.dansloeildudiabete.com avec des vidéos (témoignages de patients) au ton décalé, des interviews d’experts. Des informations pratiques sur les complications oculaires liées au diabète y sont présentées. Des brochures sont distribuées dans les salles d’attente des médecins généralistes et diabétologues.

Vous êtes diabétique et cherchez un lieu de dépistage ? Disponible sur www.depistageophtalmo.org, un répertoire vous donne accès aux coordonnées des spécialistes exerçant près de chez vous. Créée par le Syndicat national des Ophtalmologistes de France (SNOF), avec le soutien institutionnel de Bayer, cette base de données est également accessible depuis www.dansloeildudiabete.com. Autant d’outils mis à la disposition des patients qui devraient les aider dans leur parcours de soins. Pour en savoir plus sur Retina France, consultez le site de l’association : http://www.retina.fr/

© 2017, Agence Destination Santé

[1Interview du Pr Catherine Creuzot-Garcher, ophtalmologiste créatrice du réseau mobile en Bourgogne

[2Conférence de presse « dans l’œil du diabète », organisée par Bayer le jeudi 12 octobre à Paris



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Messages






  • Bonjour
    Je trouve qu’il y a une bonne description de la pathologie, que les conseils patients sont assez substantiels mais, pour les médecins, je me demande s’il ne manque pas quelque chose. Toujours examiner, toujours porter le patient à être responsable de sa santé (en quelque sorte, à se sentir seul coupable de tout survenu dans sa situation) C’est mon sentiment ici et c’est une discussion mainte et maintes fois remarquer dans le publique. Beaucoup, pense et avec raison : que ce n,est pas clair.

    C’est sûr que les hyperglycémies sont responsables la source première. Si on suit la chaîne de développement de la complication diabétique (on dit des complications) c’est une boucle qui commence avec l’hyper et qui tourne autour de : peau sèche, hyperglycémie, mouvement nécessaire des plantaires ou des glandes intérieur ou de la pression exercée par l’excès de prolifération des cellules pour créer une déchirure, cette déchirure ou blessure, appelle à une prolifération accélérée et de prolifération en prolifération, la pression augmente , puisque les cellule ont la capacité de pousser vers le haut par la migration pour aller déposer leur charge . Mais il y arrive que les cellules arrivent en fin de course sans aucune charge. La migration (28 jours) est faite trop vite (quelques heures) ou ces cellules sont rester sur place trop longtemps (à cause du durcissement des tissues ou de la congestion de vielles cellules encore entassées dans l’épithélium) pour être à même d’avoir une différentiation complète. Conséquence il y a un manque flagrant de SCCT et de SCTE pour, le moment venu, activer la dislocation de la dernière croûte de cornéocyte et, c’est le début du cercle irradiant de complication. Il suffit de couper ce cercle pour voir les complications : ralentir, diminuer et disparaître, tout simplement.

    Comment on fait cela. Je l’ai pratiqué pendant quinze ans. je serai heureux de vous le présenter en détail. Merci et bonne journée
    Walter Fleuristil
    410 Mountain Granby
    j2h0m6 Québec
    Canada

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