La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
15 décembre 2010

Lancée en septembre 2009, la première pilule à l’estrogène naturel, c’est-à-dire un estradiol identique à l’hormone féminine, était annoncée comme une nouvelle étape en matière de contraception. Qu’en est-il plus d’un an après ? Les patientes adhèrent-elles à cette nouvelle approche ? Les promesses concernant la tolérance sont-elles tenues ? Le point avec Catherine Mounier gynécologue à Chamalières, près de Clermont-Ferrand.
« Cette nouvelle pilule commercialisée sous le nom de Qlaira®, est utilisée dans le cadre d’une contraception de première intention », explique le Dr Mounier. « Elle peut toutefois constituer aussi une alternative intéressante chez les patientes dont le taux de cholestérol ou de triglycérides s’élève sous l’influence des contraceptifs oraux classiques ».
Son bénéfice cardiovasculaire « est notamment dû au fait qu’elle agit moins sur les lipides et la coagulation sanguine que l’éthinylestradiol de synthèse » utilisé dans tous les autres contraceptifs oraux. Pour Catherine Mounier, « cette pilule trouve aussi sa place chez les patientes sujettes au spotting. Ces saignements qui se produisent en cours de cycle sont en effet moins fréquents chez ces femmes. Nous avons aussi observé que les règles étaient de plus courte durée, et moins abondantes. D’une manière générale donc, nos patientes font état d’une bonne tolérance ».
Quant à la prise en continu, que les femmes paraissent apprécier davantage, elle est également facilitée. « Toutes les études concordent : il y a beaucoup moins d’oublis (de contraception). Cela garantit une efficacité optimale, et répond vraiment à une demande ». Pour Catherine Mounier donc, un seul bémol : « Ce contraceptif n’est pas pris en charge par l’Assurance-maladie, ce qui limite encore sa diffusion dans une population défavorisée ».
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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