Santé vie pratique

Contre le déclin cognitif, entre le sport et la lecture, ne choisissez pas !

Destination Santé

Destination Santé / 30 novembre 2017

Selon des chercheurs de l’INSERM [1], les sujets âgés qui pratiquent régulièrement une activité physique ou une activité cognitive ont un volume de matière grise augmenté. Ils présentent ainsi moins d’atrophie cérébrale que leurs homologues sédentaires.

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Photo Phovoir.

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de Gaël Chételat a suivi 45 personnes âgées en moyenne de 72 ans. Elles ont été interrogées sur leur degré d’activité physique et cognitive au quotidien, et ont bénéficié d’une imagerie cérébrale.

Résultat, les sujets les plus actifs présentaient une augmentation du volume de matière grise, notamment au niveau du cortex préfrontal et de l’hippocampe. Ces 2 régions sont particulièrement affectées par les mécanismes neurotoxiques des démences.

Par ailleurs, « selon la nature de l’activité pratiquée, l’imagerie montre des différences fines au niveau des régions cérébrales concernées », se réjouissent les auteurs. « Les activités physiques ou cognitives auraient donc un intérêt complémentaire pour retarder les effets du vieillissement cérébral. » Les chercheurs expliquent également qu’il existe « un effet dose : plus le niveau d’activité est élevé, et plus les volumes cérébraux de matière grise sont augmentés ». Avant d’ajouter que les activités « cognitives et physiques sont bénéfiques à tout âge, même chez le sujet âgé. Ceux qui en ont la capacité et l’envie ne doivent pas hésiter à pratiquer l’une et/ou l’autre régulièrement ».

© Agence Destination Santé

[1INSERM, 11 janvier 2017