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29 juillet, parL’échec d’un système
Destination santé
26 janvier 2012

Avec l’ambition d’améliorer la prise en charge des malades comme les conditions d’exercice des médecins, la France vient de mettre en place 9 centres-experts spécialisés dans la maladie bipolaire. Quelles missions leur sont assignées, à quelle population s’adressent-ils ? Les réponses du Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital Albert Chenevier (Groupement hospitalier Henri Mondor de Créteil).
La principale raison d’être de ces centres dédiés, c’est de faciliter le travail des praticiens. Pourtant, ils sont très orientés en direction des patients, pour éviter l’aggravation des troubles et la survenue de pathologies associées. « Un centre-expert bipolaire, c’est un centre de recours auquel des psychiatres ou des médecins généralistes vont pouvoir adresser des patients », explique Chantal Henry. Hébergés dans des services hospitaliers ou des cliniques, ils sont spécialement dédiés à l’évaluation, au diagnostic et dans l’aide à la prise en charge de ces malades.
Ces nouvelles structures assurent aux médecins un support d’expertise appréciable. « Un généraliste peut demander un avis diagnostique. Quand il le faut, nous pouvons également guider (les professionnels) dans la prise en charge, dans l’organisation des soins, ou pour l’orientation des malades ». Les centres-experts, enfin, ont pour vocation de diffuser plus rapidement les recommandations de bonnes pratiques, et d’améliorer leur prise en compte par la communauté médicale.
Un suivi et des contacts réguliers
Outre leur activité de consultation, ces structures effectuent des bilans complets. Leurs “prestations” dans ce domaine sont de trois ordres différents. « Un patient, par exemple, va faire l’objet d’une évaluation complète sur deux jours. Nous pouvons aussi proposer des soins innovants qui sont encore peu diffusés en pratique courante, ou des thérapeutiques efficaces, mais peu connues, auxquelles les médecins n’ont pas été formées ». En revanche, il n’est pas prévu que ces centres-experts prennent en charge des patients à titre permanent. Ils sont là pour apporter un renfort de compétence et d’expertise, sur un temps donné, et pour guider le malade vers la bonne orientation.
Lorsque le bilan d’un patient est terminé, il se voit remettre un projet de soins personnalisés. Il y est tenu compte de l’histoire de sa maladie, mais aussi de son profil familial et cognitif. Il s’agit donc toujours d’un projet individuel résultant d’un bilan personnel. « On fixe des objectifs, on fait des suggestions à son thérapeute, on aide également à trouver un professionnel référent dans sa région de résidence. Tout cela, pour mettre en place des thérapies très ciblées ».
Tous les 6 mois, le patient est évalué pour vérifier que les recommandations sont bien suivies, et mesurer l’efficacité des traitements. « Nous sommes un point d’appui, à la fois pour les patients et les professionnels de santé. A ce jour, 1.000 patients nous ont été adressés sur le réseau. Deux fois sur trois, ils viennent à la demande de leur psychiatre. Le tiers restant nous est essentiellement adressé par des médecins généralistes. Il y a également quelques associations de patients ».
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30 janvier 2012, 16:24, par Docaigne
On parle de 7 centres-experts. Où se trouvent-ils ?