Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
13 août 2012

DMLA : le ministère et les fabricants d’Avastin® et Lucentis® se tiennent par la barbichette…
La prise en charge de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) fait des vagues. Il existe bien un médicament indiqué dans le traitement de cette maladie qui mène tout droit à la cécité : c’est le Lucentis® (ranibizumab). Toutefois, des ophtalmologistes en nombre croissant préfèrent prescrire l’Avastin® (bévacizumab), un… anticancéreux qu’ils utilisent hors autorisation de mise sur le marché (AMM). L’Avastin® est en effet 30 fois moins cher que son concurrent, alors que certaines études au Royaume-Uni et outre-Atlantique font état d’une efficacité et d’une sécurité d’emploi similaires. Appelé à trancher le débat, le Ministère en charge de la Santé… consulte.
La Direction générale de la Santé (DGS) explique avoir rencontré les dirigeants de Novartis, le laboratoire qui commercialise le Lucentis®. Après une « discussion approfondie », les protagonistes auraient décidé d’attendre les résultats définitifs d’une étude française qui doit, elle aussi, comparer l’efficacité et les effets secondaires des deux traitements.
« Sur le plan de leur structure et de leur mode d’action, ces deux molécules sont très proches », insiste le Dr Ducournau, ophtalmologiste à la clinique Sourdille de Nantes. « Depuis quelque temps, Avastin® est très couramment utilisé hors-AMM contre la DMLA ». Et pour cause, « sur le plan économique, la différence est énorme. En France, une injection de Lucentis® coûte environ 1.000 euros. Contre seulement 30 euros pour l’Avastin® ». Mais comme ce dernier traitement ne bénéficie pas de l’AMM contre la DMLA, les ophtalmologistes réalisent eux-mêmes les préparations.
Pour le Dr Ducournau, cette affaire de prescription hors AMM est « une hypocrisie ». Il rappelle en outre qu’« un médecin a tout à fait le droit de prescrire hors-AMM à partir du moment où il peut mettre en avant des études montrant qu’il est dans le vrai. Ce qui est le cas ». La balle est dans le camp du Ministère de la Santé. Pour faire simple (!), celui-ci devra soit convaincre le laboratoire Roche de réaliser des études prouvant qu’Avastin® peut être utilisé en ophtalmologie — ce qui paraît peu envisageable considérant le coût exorbitant de tels travaux —, soit convaincre Novartis de très fortement baisser son prix. Ce qui semble tout aussi improbable. En attendant, les médecins continueront sans doute, eux, de prendre leurs responsabilités en prescrivant hors-AMM…
©Agence de Presse Destination Santé-2012
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture