Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
31 mai 2013

Les statines dans le domaine cardiovasculaire, les biothérapies en rhumatologie ou en cancérologie… Au cours des 30 dernières années, des classes thérapeutiques nouvelles ont révolutionné la pratique de la médecine. Mais les médicaments ne font pas tout. En cardiologie par exemple, il subsiste chez certains patients un risque non négligeable d’accident (infarctus, AVC…), même après traitement. Les spécialistes parlent de risque résiduel. Dans le cadre d’un symposium de micronutrition organisé le 23 mars dernier à Paris, le Pr Jacques Blacher, cardiologue à l’Hôtel-Dieu (Paris) a proposé une définition du risque résiduel : « Il s’agit du risque d’événement secondaire qui demeure alors qu’on a tout fait pour l’éliminer ».
Le Pr Blacher a travaillé sur ce sujet auprès d’hypertendus qui faisaient partie de la cohorte Prime (10.000 malades suivis). « Prenons un patient qui a une tension artérielle élevée, à 180 mmHg de maximale par exemple. Nous lui prescrivons un traitement antihypertenseur qui s’avère bénéfique, puisque sa valeur maximale descend à 140 mmHg. Nous avons observé cependant que ce malade présente davantage de risques d’être victime d’un événement de type infarctus du myocarde qu’un autre dont la tension est également à 140 mmHg, mais qui n’a pas souffert d’hypertension ».
En matière d’hypertension, l’élimination ou la meilleure maîtrise de ce risque résiduel est d’importance. « Auprès de certains patients à haut risque cardiovasculaire, devons-nous démarrer le traitement plus tôt et/ou d’une façon plus agressive ? Nous n’avons pas la réponse ».
Le Pr Blacher insiste aussi sur le respect de la prescription du médecin. Et naturellement, d’autres approches non-médicamenteuses sont utiles pour diminuer ce risque résiduel : alimentation équilibrée, exercice physique et… pas de tabac.
Nos peines
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