Guillaume, séropositif souffre de la maladie de parkinson

Il n’est pas seul à vivre pareille situation

23 mars 2007

Entrevue hier matin avec Guillaume à l’association RIVE à Saint-Denis qui s’occupe et se préoccupe de la santé des séropositifs. Cette structure, il la qualifie de refuge. Il trouve en ses salariés et bénévoles écoute et réconfort. Le moral remonté à bloc, il peut retourner chez lui, tout apaisé. Sauf que Guillaume souffre par ailleurs de la maladie de parkinson. D’autres aussi se trouvent dans pareille situation.

Il n’est pas le seul !

Guillaume est métropolitain. Créateur d’une société immobilière, il est aujourd’hui à la retraite. Il vit avec le parkinson depuis une quinzaine d’années sous traitement. Il le suit à la lettre. Tous les jours, il consomme une vingtaine de comprimés pour cette maladie et deux pour sa séropositivité. Même s’il a perdu quelques kilos, il a une bonne mine. Il mène une vie comme vous et moi.

Cette annonce l’assomme

Sa séropositivité, il l’apprend lors d’une visite médicale à l’Institut Pasteur, mais à Madagascar. Il se souvient « j’étais très fatigué ». Cette annonce l’a assommé, « je ne voulais pas y croire ». Il commence par suivre un traitement. Son fils qui vit en France lui envoie régulièrement des médicaments. Pendant une période, Guillaume ne les reçoit plus. Il s’inquiète car la maladie gagne du terrain.

Très, très fatigué

Il quitte donc Madagascar pour venir à La Réunion. Il voyage en bateau. A son arrivée, il se trouvait dans un triste état. Des hommes l’ont descendu. Puis direction le CHD de Bellepierre à Saint-Denis. Il va y séjourner une centaine de jours. Le chaos ! De cette hospitalisation, il a gardé de maigres souvenirs. Il était sur le point de mourir car la maladie avait atteint un stade très avancé. Il l’affirme : « je reviens de loin ! ».

Le regard des autres

Aujourd’hui, il se porte mieux, il a retrouvé goût en la vie. Sauf qu’il est confronté aux regards moqueurs des autres. La maladie de parkinson l’handicape, mais pas tous les jours. En forme, il marche comme nous ! en méforme, il titube ! Sa démarche est semblable à une personne ivre d’alcool. Il l’a dit à des ouvriers rieurs « je suis malade ». Cependant, ce tableau noir tend à s’éclaircir. Un psychologue du CHD de Bellepierre le suit comme son ombre.

Opération parkinson ?

Les séances sont efficaces. Il est arrivé au point de ne plus être affecté par les “moukataz”. Il s’accepte comme il est - il ne peut faire autrement ! Il a noué des amitiés. Point commun, elles souffrent des mêmes maladies ! En leur compagnie, il trouve chaleur, parle d’avenir et de projets.

Seulement, il se trouve toujours des individus sur son chemin. Ils ne l’aident pas dans sa guérison. Ils l’enfoncent. Récemment alors qu’il emménageait dans sa nouvelle maison « mon propriétaire m’a dit si je savais que vous étiez malade ! Jamais je ne vous aurai loué cette case ». Il sourit.

Autre mésaventure. Cette année, il doit se faire opérer pour atténuer le parkinson. Pas de réponse dans l’immédiat ! Est-ce sa séropositivité qui pose problème ?

J.-F. N.


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Messages

  • bjr moi celà fait 21 ans que je vis avec mon parkinson vous me dirais oui mais qu’elle age j’ai aujourd’hui et bien j’ai 39 ans le 16 mars 2008
    ET oui faite le calcul celà fait 22 ans de maladie
    De plus vous me dirait "pas possible il a eut a 17 ans" et oui
    mon epouse et moi on c connu a 15 ans et oui nous avons un garçon de 12 ANS
    Il y a des jours je me demande si mon epouse n’est pas jalouse !!Pourquoi car ma maitresse et moi meme on n’est toujours ensemble avec ma maladie voilà ce ke je suporte tout les jours


Témoignages - 82e année


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