Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
7 février 2012

Les probiotiques ont le vent en poupe… en tout cas sur les paillasses des labos de recherche. « De nombreuses études sont actuellement conduites autour de ces micro-organismes », nous explique le Dr Thierry Piche, gastro-entérologue au CHU de Nice. Plus nombreuses en raison de l’engouement général pour le sujet, les recherches en question semblent en revanche se concentrer sur des thématiques restreintes. Etat des lieux.
La lutte contre l’obésité ? « C’est une voie de recherche qui suscite un intérêt réel, mais elle est encore très préliminaire. Cela fait du “buzz”, mais nous ne savons toujours rien de la relation entre les probiotiques et l’obésité ». D’après le Dr Piche, « les avancées les plus probantes nous conduisent surtout à envisager la prise en charge des douleurs chroniques liées au syndrome de l’intestin irritable ». Caractérisé par des maux de ventre, des ballonnements et des troubles variés du transit, il constitue « l’un des principaux motifs de consultation » en médecine générale et en gastro-entérologie. Près de 15% des Français, en effet, seraient concernés par cette pathologie dont le retentissement au quotidien est inversement proportionnel à sa gravité…
Le travail le plus convaincant a été réalisé en France, précisément sous la coordination de Thierry Piche. Il fera l’objet d’une présentation aux Journées francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie digestive (JFHOD) en mars prochain à Paris. Les auteurs sont parvenus à reproduire — d’abord in vitro puis chez l’animal — les troubles du côlon « tels qu’ils se caractérisent chez l’Homme ». Ce qui revient à dire qu’ils ont créé un “modèle expérimental” de ce syndrome, et donc un outil d’étude idéal. Ensuite, ils ont testé différentes associations de souches probiotiques. « Au final, l’une de ces associations nous a permis de rétablir la perméabilité et la sensibilité digestives. Cinq souches différentes (Bifidobacterium lactis LA 303 - Lactobacillus acidophilus LA 201 - Lactobacillus plantarum LA 301 - Lactobacillus salivarius LA 302 - Bifidobacterium lactis LA 304), sont ainsi rassemblées, regroupées sous le nom de Lactibiane Tolerance® ».
Ce traitement aurait un impact favorable sur l’inflammation et la douleur. Confortés par ces résultats, les auteurs ont lancé une étude randomisée auprès de 90 patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Les résultats en sont très attendus. Ils pourraient être disponibles « fin 2012 ».
Nos peines
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