Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
12 août 2008

Ah les vacances, le soleil, la mer et... l’ordinateur portable ! D’après une récente étude britannique, un travailleur londonien sur trois glisserait en effet son ordinateur portable dans sa valise de vacances...
Cette « statistique n’est pas une spécificité anglo-saxonne », confirme Jérôme Tougne, consultant à Stimulus, un cabinet de conseil sur le stress professionnel. Car certains Français aussi emportent leur travail sur leur lieu de villégiature. Sans jamais déconnecter.
Un besoin de se rassurer. D’après ce spécialiste, emporter en vacances des outils tels que l’ordinateur professionnel constitue « un moyen de se rassurer face à l’environnement professionnel ». Il pointe notamment du doigt de nouvelles organisations du travail. « Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus en mode “projet’”, sur le long terme, avec de nombreux interlocuteurs y compris, par exemple, au sein de la maison-mère située parfois sur un autre continent ». Autrement dit, des localisations dont les périodes de congés ne correspondent pas forcément aux nôtres... « Avec ce mode de fonctionnement, il se passe toujours quelque chose, d’où la peur d’être pris en défaut ».
Un problème nommé “smartphone”. Ces téléphones portables sur lesquels il est aussi possible de recevoir ses courriers électroniques ont définitivement abattu la cloison entre vie privée et vie professionnelle. « Ils créent des attentes fortes en termes de réactivité, auxquelles il est difficile de résister », poursuit Jérôme Tougne.
Se fixer des règles. « L’idéal est de se dire que l’on va consulter ses e-mails une fois par jour, par exemple... Sinon, mettre un répondeur de messagerie en précisant la date de retour de congés, est aussi une bonne stratégie. De cette manière, nous savons que l’interlocuteur est prévenu et qu’il n’a pas à espérer de réponse immédiate ».
Des conséquences sur la santé. Le principal danger est « de ne jamais déconnecter », augmentant ainsi le risque d’épuisement professionnel. Mieux vaut donc privilégier toutes les activités qui permettent « de mettre de la distance avec l’environnement professionnel ». Sport, lecture, jardinage, jeux avec les enfants... à vous de les choisir pour revenir au travail plein d’énergie.
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