Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Destination santé
26 juillet 2007

En France, d’après un travail réalisé sur une cohorte d’enfants non allaités, un petit de 13 à 18 mois sur 5 consomme une portion de frites par semaine ! Et plus généralement, 85% de ces enfants mangent régulièrement comme leurs parents. Ce qui peut être problématique si ces derniers s’alimentent mal... Six mois ! C’est la durée minimale d’allaitement maternel recommandée par l’OMS. Ensuite ? « Les experts recommandent de poursuivre la consommation de laits de croissance jusqu’à 3 ans », précise le Dr Alain Bocquet, ancien Président de l’Association française de Pédiatrie ambulatoire (AFPA). Lequel insiste, bien entendu, sur les laits de croissance - ou infantiles - plutôt que le lait de vache ordinaire.
« Ils renferment moins de protéines », poursuit-il. Or, les petits, comme les grands d’ailleurs, avalent trop de protéines. Les laits de vache sont constitués exclusivement de graisses saturées et ils contiennent peu d’oméga 6 et pratiquement pas d’oméga 3. Ils sont enfin pauvres en fer. En d’autres termes, les laits infantiles favorisent la croissance générale, aussi bien celle des os que celle du cerveau.
Si le Dr Bocquet convient qu’il est important pour un enfant de manger à la même table que ses parents, il insiste aussi sur la préparation des repas. « Nous expliquons régulièrement aux parents comment ils doivent cuisiner. Car s’ils mangent trop gras, trop salé et trop sucré... leur enfant aussi mangera mal. A l’inverse, une maman qui cuisine bien en fera pleinement profiter son enfant. D’une manière générale, l’ensemble de la famille doit se rapprocher d’une alimentation conforme aux recommandations en vigueur ». Celles, naturellement, du Programme National Nutrition Santé (PNNS). Quant aux aliments spécifiques pour bébés, « ils apportent une alimentation équilibrée et contrôlée », précise également le Dr Bocquet.
L’apprentissage du goût, des textures et des saveurs est également primordial. Celui du poisson par exemple. « Un filet à la vapeur avec un zeste de citron, des carottes, des courgettes ou des haricots verts, c’est 100 fois mieux en la matière qu’un poisson pané », poursuit-il. « Actuellement, nous tendons trop vers une alimentation uniforme. Notre rôle est aussi d’apprendre aux parents à être des épicuriens ». Vous voyez bien que la santé, c’est aussi le plaisir !
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