La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
11 décembre 2010

Tumeurs cérébrales, sclérose en plaques, migraines… Depuis son introduction sur le marché en 1974, l’aspartame a été accusé de tous les maux. Pourtant, toutes les instances sanitaires, nationales et internationales ont régulièrement conclu à l’innocuité de cet « édulcorant intense ».
Qu’est-ce que l’aspartame ? Mise au point en 1965, cette substance est l’association de deux acides aminés naturels : l’acide L-aspartique et la L-phénylalanine. Le pouvoir sucrant de l’aspartame est deux cents fois supérieur à celui du saccharose, de sorte que « pour 200 grammes de sucre, il suffit d’un gramme d’aspartame pour obtenir la même sensation sucrée », précise Audrey Aveaux, nutritionniste installée à Paris. A saveur sucrée égale, l’aspartame est moins calorique que le saccharose, ce qui le fait apprécier des consommateurs préoccupés de leur ligne… Et il ne favorise pas l’apparition de caries dentaires.
Y a-t-il un risque de cancers ? « Quand j’ai fait mes études de nutrition en 1995, j’avais justement choisi le sujet de l’aspartame. A l’époque, il y avait déjà quelques rumeurs aux États-Unis, sur des cas de migraine ou de cancers, attribués à la consommation d’aspartame. A l’époque, plus de 300 études scientifiques avaient conclu à son innocuité ».
Pourtant, de nouveaux travaux incriminent régulièrement cet édulcorant, présent dans plus de 5.000 produits alimentaires. Une équipe de l’Institut scientifique de Bologne en Italie l’a ainsi accusé d’augmenter le risque de lymphome et de leucémie. « Les pouvoirs publics ont tenu compte de ces éléments. Dans ce cas précis, il a été démontré que les protocoles étaient biaisés. Chacune pour sa part, l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, désormais intégrée à l’ANSES, n.d.l.r.) et l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) ont confirmé leur avis favorable à la consommation d’aspartame comme additif alimentaire », précise Audrey Aveaux. Le dernier avis de l’EFSA, publié en mars 2009, conclut en effet que « sur la base de l’ensemble des éléments de preuves actuellement disponibles, rien n’indique un quelconque potentiel génotoxique ou carcinogène de l’aspartame. Il n’y a pas de raison de réviser la dose journalière autorisée, établie antérieurement (…) à 40 mg/kg/jour ».
Une cause de surpoids ? « L’aspartame ne stimule pas l’appétit, et les dernières études qui ont été publiées ne montrent pas une augmentation de la sécrétion d’insuline suivant sa consommation », souligne Audrey Aveaux. En revanche, et puisque la saveur sucrée augmente la sensation de soif, « dès lors que vous boirez quelque chose de sucré, vous aurez davantage soif qu’en buvant de l’eau ».
L’aspartame présente-t-il un intérêt nutritionnel ? « L’avantage est qu’il permet d’obtenir à peu près le même goût que le sucre, pour deux cents fois moins de calories. Cela permet donc de réduire nos apports énergétiques. Mais ce n’est pas pour autant une molécule miracle qui fait maigrir », prend soin de préciser Audrey Aveaux. Les produits à base d’aspartame ne sont donc pas la “vaste imposture” dénoncée par leurs détracteurs : ils permettent bel et bien de réduire nos apports énergétiques. Mais tomber dans le “tout-aspartame” n’aurait aucun sens. Ces produits doivent être réservés en priorité aux personnes en surpoids ou souffrant d’un trouble métabolique, comme le diabète.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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