La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
23 février 2009

Tempête dans un verre de vin… « Le risque de cancers augmente avec la quantité d’alcool absorbée et devient significatif à partir d’une consommation d’un verre par jour », affirment sans ambages les experts de l’Institut national du Cancer (INCA). Ils déconseillent ainsi « toute consommation d’alcool ». Cette recommandation pour le moins radicale est très discutée. D’autant plus qu’elle se heurte au concept de consommation à moindre risque élaboré il y a quelques années à partir des travaux de l’Organisation Mondiale de la Santé : 3 verres standard (10g d’alcool par verre) au quotidien pour un homme, et deux pour une femme, en veillant à préserver un jour d’abstinence dans la semaine. De son côté, le World Cancer Research Fund (WCRF) a placé le curseur à deux verres quotidiens pour les hommes et un pour les femmes.
« Il s’agit de repères maximum élaborés pour aider les médecins à distinguer les consommateurs excessifs », insiste le Dr Martine Le Quellec-Nathan, Directrice générale adjointe de l’INCA. « En aucun cas, il ne s’agit de recommandations. Il faut donc insister sur le fait que toute consommation d’alcool augmente le risque de développer plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, œsophage, colon, rectum, sein et foie ».
Président du Collège scientifique de l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies (OFDT), le Pr Sylvain Dally est plus nuancé. « Quand on consomme des doses très faibles comme un verre quotidien, le risque de cancer est extraordinairement faible, voire négligeable ». A ses yeux, il n’est donc pas justifié de remettre en question les consommations très modérées d’alcool, limitées par exemple à un ou deux verres quotidiens.
Il invoque d’ailleurs « l’effet protecteur d’une consommation modérée d’alcool — vin rouge notamment — sur le système cardiovasculaire. Ce risque de cancer est à mettre en balance avec les bénéfices sur le cœur et les vaisseaux ». Pour autant, Martine Le Quellec-Nathan n’en démord pas.
De son côté, la filière vin, à travers l’Association Vin et Société, voit dans l’offensive de l’INCA « un lobby prohibitionniste qui tombe le masque ». Ses responsables tiennent d’ailleurs à rappeler que « la consommation de vin a été divisée par deux en 50 ans (alors que) dans le même temps, le nombre de cancers a plus que doublé ». Le feuilleton n’est pas près d’être terminé, alors même que l’INCA vient de se faire épingler pour la seconde fois consécutive en 3 ans par la Cour des Comptes. On n’oserait pas pour autant parler d’un… écran de fumée.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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