Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
5 novembre 2012

La mise en place précoce des soins palliatifs chez des malades souffrant d’un cancer du poumon métastasé améliore considérablement leur qualité de vie. Un travail américain l’a d’ailleurs confirmé dès 2010. La réalité, pourtant, peine à traverser l’Atlantique… Au cours des Rendez-vous ADOC, une réunion scientifique organisée à Paris le 20 octobre dernier, les auteurs de cette étude ont marqué les esprits des 500 spécialistes français (traitement de la douleur, soins palliatifs et oncologie) présents. La révolution serait (enfin) en marche.
Le Dr Sylvain Pourchet, responsable de l’unité de soins palliatifs à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif, tient à rappeler la définition précise des soins palliatifs pour en terminer avec un amalgame “bien français” : « Les soins palliatifs ne sont pas synonymes de fin de vie. C’est un progrès récent de la médecine qui repose sur des soins destinés à des patients atteints de maladies graves. Leur objectif est d’améliorer la qualité de vie, à quelque stade que soit la maladie ».
L’étude présentée au cours des Rendez-vous ADOC a été menée au Massachusetts General Hospital de Boston. Cent cinquante et un patients atteints d’un cancer du poumon et porteurs de métastases se sont vu proposer au moment du diagnostic deux approches différentes : un traitement oncologique classique ou ce même protocole associé d’emblée à des soins palliatifs.
Allongement de la durée de vie
« Les résultats ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué au cours de notre expérience » , indique le Dr Pourchet. « Les soins palliatifs ont permis une amélioration considérable de la qualité de vie. Et cela aussi bien au niveau de la douleur, de l’anxiété que de la dépression ». Mais le résultat le plus étonnant a été l’allongement de la durée de vie dans le groupe qui en avait bénéficié. La moitié des patients était encore vivants 11,6 mois après l’entrée dans le protocole, alors que pour les patients qui avaient subi le traitement classique, ce chiffre était de 8,9 mois. « C’est une énorme surprise. Cela fait beaucoup réfléchir. Car jusqu’à présent, l’objectif des soins palliatifs était seulement d’améliorer la qualité de vie. C’est vraiment historique, dans le monde de la médecine ! ». L’enthousiasme du Dr Pourchet est partagé par tous les professionnels œuvrant dans les soins palliatifs en France. Car c’est la première fois que l’efficacité de ces soins mis en place précocement est scientifiquement établie.
©Agence de Presse Destination Santé-2012
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