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Destination santé
4 décembre 2006

Aliment de plaisir, le chocolat est souvent entaché de péché. De nombreuses idées reçues ont donc vu le jour à son propos, surtout concernant ses effets sur la santé. Mais depuis 30 ans, la “science” du chocolat offre une vision résolument nouvelle d’une douceur désormais un peu moins... coupable !
Les Français aiment-ils le chocolat ? D’après l’enquête du Centre de Recherches pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), il ferait l’unanimité auprès de 81% de la population qui l’associe au plaisir. En dehors des moments festifs comme Noël et Pâques, les quantités moyennes consommées sont de 10 grammes par jour chez les enfants et 3,8 grammes chez les adultes. A titre de comparaison, les Belges et les Suisses en consomment près de 10 kg par an par habitant, soit environ 25 gammes par jour ! Difficile donc, en France, de faire du chocolat un des boucs émissaires de l’épidémie d’obésité.
L’enquête révèle aussi que les enfants qui ne mangent pas de chocolat ont un indice de masse corporelle plus élevé que ceux qui en consomment ! Par ailleurs, les personnes en surpoids ne mangent pas plus de chocolat que les autres. Et on attribue au chocolat seulement 3% à 6% des apports quotidiens en énergie...
L’aliment du bonheur ?
Autre constat étonnant : malgré sa richesse en acides gras saturés, le chocolat n’augmente pas le taux de cholestérol. Ce paradoxe est lié à la nature particulière de ses graisses, et à leur digestion par l’organisme. Les lipides du beurre de cacao présents dans le chocolat augmentent en réalité le “bon” cholestérol et diminuent le “mauvais”. Le chocolat fait aussi partie des aliments les plus riches en polyphénols, de puissants antioxydants. Or de nombreuses études ont démontré que les polyphénols agissent sur la dynamique du sang et la santé des artères.
Dans un autre registre, cet aliment est autorisé chez le diabétique, en quantités modérées certes et seulement si le diabète est bien contrôlé. Il fait peu monter le taux de sucre dans le sang contribuerait à réduire la résistance à l’insuline qui est l’un des principaux facteurs du diabète de type II.
Autre question d’importance : le chocolat est-il vraiment l’aliment consolateur par excellence ? Certes, il contient un certain nombre de molécules relaxantes ou stimulantes. Mais celles-ci sont présentes en trop faibles concentrations pour espérer des effets psychotropes. Et si le bon goût expliquait tout ? Le chocolat, dégusté avec plaisir et sans culpabilité, nous fait du bien. Il flatte nos papilles. Un sentiment agréable qui s’accompagne de la production d’endorphines dans le corps, sources d’euphorie et de bien-être. Ainsi une faible consommation de chocolat peut-elle suffire à nous combler. Il est peut-être l’aliment du bonheur ! Il n’y a donc aucune raison de bouder une petite envie de chocolat !
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