Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Destination santé
17 octobre 2007

C’est dans le ventre de sa mère que le fœtus développe le sens du goût. A la 12ème semaine, les bourgeons gustatifs sont visibles sur sa langue. Il utilise cette nouvelle capacité en avalant le liquide amniotique par la bouche et en le rejetant... par le nez. Ce liquide caméléon se renouvelle toutes les 3 heures, prenant le goût des aliments mangés par la mère. Puisque ce n’est pas le liquide amniotique qui nourrit bébé (c’est le rôle du placenta), on peut imaginer qu’il fait cela par gourmandise. Ainsi, en mangeant, vous distrayez votre futur bébé !
Les goûts qui reviennent souvent dans le liquide amniotique s’enregistrent dans sa mémoire. A sa naissance, le nouveau-né aura un penchant pour ces saveurs. L’éducation du palais débute donc très tôt ! Aussi, sans avoir jamais reçu de nourriture, un nourrisson sait différencier le sucré, l’amer et l’acide. C’est le sucré qui emporte sa préférence, pour des raisons primaires : dans la nature, l’amer et l’acide sont souvent toxiques. C’est donc par instinct de conservation que dès la naissance, nous sommes attirés par le sucre, censé ne pas présenter de danger.
Après la naissance, le lait maternel prolonge cette éducation des papilles : le lait change de goût suivant l’alimentation de la mère, contrairement aux laits industriels. Les mamans qui allaitent ne doivent pas modifier leurs habitudes alimentaires après l’accouchement. Un changement brutal risquerait de dérouter bébé, qui refuserait alors le sein. Exemple : si vous n’avez pas consommé de chou pendant la grossesse, ne vous jetez pas dessus les premiers jours ! Si le goût se forme très tôt, il s’apprend jusqu’à 3 ans. Mais c’est aussi une éducation passionnante qui se poursuit toute la vie.
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