La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
Destination santé
19 février 2011

La montée en charge des Unités neuro-vasculaires (UNV) dans les hôpitaux français figure parmi les principaux objectifs du Plan AVC 2010-2014. En effet, la qualité de la prise en charge de l’Accident vasculaire cérébral (AVC) repose largement sur ces structures d’élite spécialisées. Dix mois après le lancement du Plan, qu’en est-il ? Point d’étape avec le Dr Elisabeth Féry-Lemonnier, présidente de son Comité de suivi.
« La prise en charge des AVC dans le cadre d’une UNV diminue la morbi-mortalité de 30% à 45% », nous rappelait récemment le Pr François-Jean Nicoli, chef de service des urgences neuro-vasculaires au CHU La Timone de Marseille. Avant d’établir ce triste constat : « Malheureusement, il y en a encore trop peu dans notre pays… ».
En 2009, il y en avait précisément 86 pour l’ensemble du territoire français. Une pour pratiquement 420 communes, ce n’est vraiment pas beaucoup… « L’objectif du Plan AVC est de parvenir à 140 d’ici 2014 », précise Elisabeth Féry-Lemonnier. « Nous sommes sur la bonne voie, avec actuellement 100 UNV ouvertes. Et une vingtaine d’unités supplémentaires devraient ouvrir courant 2011. La montée en charge se poursuit donc progressivement ».
Principale difficulté : former du personnel spécialisé
Sur le plan pratique, la création d’une UNV ne nécessite pas de construction en “dur”. Le plus souvent, cette structure est intégrée dans un service de neurologie existant et se voit dédier des lits qui restent toujours disponibles. « La vraie difficulté », ajoute Elisabeth Fery-Lemonnier, est de trouver du personnel formé au neuro-vasculaire. Aussi bien les médecins que les paramédicaux. Par exemple, les médecins doivent valider un “Diplôme Inter-Universitaire neuro-vasculaire”. « Il s’agit d’une formation en deux ans. C’est pourquoi nous devons anticiper. Trouver les médecins puis les former, c’est tout le travail des Agences régionales de santé (ARS) ».
A terme, l’objectif est que chaque victime d’AVC en France soit prise en charge dans une UNV. « Ou pour ceux qui vivent dans les contrées les plus reculées, dans une structure hospitalière bénéficiant de personnel formé, en relation directe avec l’UNV la plus proche ».
Dans tous les cas, le but est d’identifier au plus vite la nature de l’accident. Dans 20% des cas, il s’agira d’un accident hémorragique. Mais dans 80% des cas, il s’agira d’un accident ischémique — un infarctus cérébral. Et là, il est essentiel d’administrer un traitement de revascularisation — la thrombolyse par voie intraveineuse — dans les 3 heures suivant l’accident. C’est pourquoi, si vous pensez être victime d’un AVC ou si vous êtes témoin d’un AVC, vous devez sans attendre appeler le 15. C’est le meilleur moyen de bénéficier du délai d’acheminement le plus court possible vers une UNV.
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