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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
2 septembre 2009

Imaginez une vie sans sommeil. Une vie où nous serions condamnés à être constamment éveillés… C’est inconcevable, n’est-ce pas ? Il nous est indispensable de dormir, tout comme de boire ou de nous alimenter. C’est une question de survie. Nous passons d’ailleurs le tiers de notre vie à dormir. Pour autant, cet acte naturel relève de mécanismes complexes… et fragiles. Explications du Dr Christelle Monaca, neurologue et responsable de l’unité Sommeil au CHU de Lille.
Le sommeil se divise en trois phases. Le “sommeil léger”, le “sommeil lent et profond” et enfin le “sommeil paradoxal” au cours duquel l’activité électrique des yeux et du cerveau est très importante. « L’alternance de ces trois phases forme un cycle de sommeil qui s’étale sur près de 90 minutes », nous indique-t-elle. Et au cours d’une nuit, nous déroulons généralement de 4à 6 cycles de sommeil.
Des rythmes à respecter. « Pour dormir, nous disposons d’une horloge biologique interne. Elle se situe dans l’hypothalamus, au niveau des noyaux nerveux qui reçoivent l’information lumineuse transmise par la rétine. Pour fonctionner, notre horloge a besoin d’une alternance de lumière et d’obscurité ». Mais cela ne suffit pas. « Le rythme de vie participe également à la synchronisation de cette horloge biologique ».
Le rôle des hormones. Chez la femme, les hormones œstro-progestatives peuvent perturber le sommeil. « Certaines d’entre nous sont très sensibles à leur cycle hormonal », nous confie Christelle Monaca. Elles souffrent de véritables « pics d’insomnie en fin de cycle, en début de grossesse ou au moment de la ménopause ». Mais une autre hormone intervient aussi dans la régulation du sommeil, « c’est la mélatonine. Des recherches récentes ont permis de mieux cerner son rôle régulateur ». Sécrétée par le cerveau durant la nuit — ou plus exactement à partir du moment où survient l’obscurité —, elle l’est en quantités plus réduites au fur et à mesure que nous prenons de l’âge. La conséquence directe de cette moindre imprégnation hormonale peut se traduire par un retard à l’endormissement. « Pour y remédier, nous disposons maintenant d’un nouveau produit à libération prolongée, accessible en pharmacie sur ordonnance ». Pas question en effet de jouer avec le sommeil : cette mécanique relève d’une décision médicale, et d’une analyse de chaque cas.
Le stress joue un rôle important. « Le sommeil est très influencé par le stress. Il est alors perturbé, superficiel, avec des réveils nocturnes prolongés. Nous proposons souvent dans ce cas des séances de relaxation. Et si vraiment un somnifère devient indispensable, il doit être prescrit pour une courte durée : 28 jours au maximum. Il faut toujours traiter la raison de l’insomnie, et non pas le symptôme en lui-même. C’est extrêmement important ».
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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