Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Destination santé
8 juillet 2009

Chaque année en France, 3,5% des hospitalisations sont dues à des effets indésirables de médicaments. Ce qui représente environ 144.000 hospitalisations, ou 1,5 million de journées d’hôpital… Les rédacteurs de la Revue Prescrire déplorent que cette proportion « n’ait pas changé au cours des dix dernières années, alors qu’une partie de ces effets indésirables paraît évitable ». D’après l’étude EMIR, (pour Etude nationale sur les événements indésirables graves liés aux soins) réalisée en 2007, les causes les plus fréquentes d’admission restent les hémorragies liées à un traitement anticoagulant, et les chutes.
« En 10 ans, en France, le système de soins n’a pas progressé dans ce domaine. Et les leçons des précédents constats n’ont pas été tirées », expliquent les auteurs. Ils font notamment référence à une étude publiée en 1998, selon laquelle les effets médicamenteux indésirables étaient déjà responsables de 3,18% des hospitalisations… Quant à la « part des hémorragies sous anticoagulants, elle est toujours la même ». C’est pourquoi selon eux, « l’ampleur de ces dégâts justifie une très large mobilisation ».
De son côté, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) a accentué la mobilisation des patients sous anti-coagulant oral par anti-vitamine K (AVK), une classe de médicaments responsable à elle seule de 12% des hospitalisations pour accident thérapeutique. Chaque patient doit désormais bénéficier d’un carnet d’information et de suivi, remis par son médecin, son biologiste ou son pharmacien.
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