Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
3 octobre 2011

L’information selon laquelle entre 16.000 à 31.000 cas de maladie d’Alzheimer seraient, chaque année en France, attribuables aux anxiolytiques et somnifères fait grand bruit. Le Dr Bernard Croisile, neurologue et chef du service de neuropsychologie au CHU de Lyon, relativise l’effet d’annonce. De quoi rassurer (un peu) les patients qui recourent à ces traitements.
« J’ai lu l’article sur le site Internet de Sciences et Avenir, qui publie un extrait des premiers résultats de ce travail », nous a-t-il confié. « J’ose imaginer qu’il sera rapidement publié dans une revue de référence à comité de lecture, ce qui permettrait de mettre en perspective les résultats et les éléments statistiques. En attendant, je suis inquiet, car cela va faire peur à la fois aux patients sous anxiolytiques, et aux aidants qui peuvent penser à tort que ces traitements vont aggraver la maladie de leur proche ». A ses yeux donc, une mise en perspective s’impose d’urgence.
Bernard Croisile insiste sur le fait que : « l’auteur met en évidence une association, un lien. Pas une explication. La nuance est majeure. De plus, comme il le concède lui-même, il ne fournit aucune explication physiopathologique ». Il met également en garde face à de possibles biais statistiques. « De nombreux travaux ont montré que la dépression augmentait le risque de maladie d’Alzheimer », poursuit le médecin lyonnais. « La question que l’on peut alors se poser est la suivante : le lien trouvé avec les médicaments n’est-il pas tout simplement associé à la dépression ? ». Par ailleurs, « comme la maladie d’Alzheimer débute plusieurs années avant que nous puissions en faire le diagnostic, il est possible que des personnes conscientes de leurs difficultés mnésiques perçoivent de l’anxiété et sollicitent un traitement anxiolytique ».
Quant aux chiffres avancés, il s’agit « d’une extrapolation à partir des données épidémiologiques concernant les patients souffrant d’une maladie d’Alzheimer et les patients qui prennent des anxiolytiques ou des somnifères ». Autrement dit, ils doivent vraiment être pris avec des pincettes. Ce qui ne retire rien aux risques très réels — dépendance, baisses de vigilance, chutes… — qui sont liés à la surconsommation de benzodiazépines. Laquelle il est vrai, est une caractéristique très française.
Nos peines
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Messages
4 octobre 2011, 15:08, par le journal de personne
What else amer
Et un jour, un homme arrive avec une blouse blanche, l’air grave et il me dit :
« Madame, vous êtes malade… vous perdez la mémoire… elle ne reviendra jamais »
Ce n’est pas moi qui le dit, c’est une amie qui m’a confié un jour ce que je vous confie… la pauvre… elle est encore suspendue au fil du temps, sans pouvoir avancer, ni reculer… ni lâcher prise… autant être suspendue à une corde !
La maladie d’Alzheimer, pour l’esprit, c’est la hantise, le déficit de la matière grise… ô temps suspens ton vol ! Et vous heures propices… devinez mon supplice !
Qu’est-ce que j’ai encore omis de vous dire déjà ?… que je me suis rendue hier ou peut-être aujourd’hui, dans une région… au fin fond de mon cerveau, pour y trouver quelque chose à chercher.
Et je suis tombé des nues en découvrant les cadavres les moins exquis :
Des neurones morts … morts… tous morts… pour toujours et à jamais…
Cette mort très douce est d’une violence incroyable pour celui ou celle qui vous aime et que vous ne reconnaissez plus, que vous ne saluez plus… et que vous ne reverrez plus, parce que vous n’y êtes déjà plus ! Ni ici… ni ailleurs.
Lésion irréversible oui…non…oui…non…oui…non ?
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/what-else-amer/