Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
18 octobre 2011

La maladie de Crohn, qui touche entre 60.000 et 80.000 Français, est souvent vécue dans le silence et les patients tardent à consulter. Pourtant, il est essentiel de parvenir à un diagnostic aussi précoce que possible. C’est même le meilleur moyen d’éviter les complications, qui mènent à une chirurgie mutilante.
« La maladie de Crohn est une Maladie inflammatoire chronique intestinale », nous explique le Pr Laurent Peyrin-Biroulet, gastro-entérologue au CHU de Nancy. En d’autres termes, il s’agit d’une MICI (prononcer « Miki ») dont elle est probablement l’exemple le plus connu. « Elle se caractérise par des poussées plus ou moins graves, séparées de rémissions plus ou moins longues. Elle se manifeste par des douleurs abdominales, des diarrhées et parfois une altération de l’état général : fatigue, perte de poids et d’appétit ».
Le problème, c’est d’en poser le diagnostic assez tôt. Pourtant, certains signes caractéristiques devraient être évocateurs : un amaigrissement, la persistance des symptômes que nous venons d’évoquer signent souvent la présence de la maladie. Le médecin, néanmoins, devra recourir à une coloscopie pour asseoir son diagnostic. Plus tôt ce dernier sera posé, plus le patient pourra bénéficier d’une prise en charge efficace et adaptée.
Encore trop de chirurgies
Faute de diagnostic et de traitement, les malades voient leur qualité de vie extrêmement dégradée. Durant les crises, le besoin d’aller aux toilettes est impérieux. Il doit être satisfait dans la minute, jusqu’à dix fois par jour ! Tout cela dans un contexte général de grande fatigue, et de douleurs abdominales intenses. En plus de son impact sur le quotidien, la maladie de Crohn se complique avec le temps. « Certains patients peuvent développer une fistule, un abcès ou une sténose intestinale. Or, quand ces complications apparaissent, le recours à la chirurgie devient inéluctable ». Et malheureusement, celle-ci est encore très fréquente « chez un patient sur quatre au bout de cinq ans, et un sur deux après dix ans ».
D’où l’importance d’un diagnostic précoce, qui permet de retarder la chirurgie. Pour davantage d’informations, consultez le site de l’Association François Aupetit à http://www.afa.asso.fr
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