Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
12 septembre 2006

À force de ne pas regarder la réalité en face, de reporter sans cesse les décisions, le Gouvernement (et principalement le Ministre de la Fonction publique qui a gratifié La Réunion d’une visite éclair, en évitant de rencontrer les responsables syndicaux, pour se consacrer à des entretiens et des virées privées... mais ceci est une autre histoire !)... Donc à force de ne pas prendre ses responsabilités ou de les fuir, il en résulte que certains services publics ne peuvent plus fonctionner. Ainsi le Syndicat National des Agents de l’Education Nationale et des Collectivités Territoriales de La Réunion alerte les pouvoirs publics sur l’impossibilité des personnels à poursuivre leur mission.
"Le SNAEN vient de prendre connaissance que la Région Réunion n’est plus en mesure d’assurer le remplacement à court terme des personnels TOS en situation de congés maladie, maternité, accident du travail ; par manque de crédit. Le Conseil général quant à lui se trouve dans la môme impasse et devra puiser dans ses fonds propres.
Depuis la mise en œuvre de la loi du 13 août 2004, le SNAEN n’a cessé de dénoncer un transfert de pénurie annonçant le démantèlement du service public d’éducation.
Aujourd’hui, force est de constater que les collectivités ont épuisé les moyens transférés pour la gestion des contractuels.
Le gouvernement qui est resté sourd à nos interpellations concernant les crédits insuffisants ; la crise du chikungunya qui a épuisé le peu de crédits transférés amène aujourd’hui les collectivités dans une situation financière catastrophique.
Compte tenu de la situation que connaît La Réunion face à l’épidémie de chikungunya, que l’État, à ce jour, n’a pris aucune disposition concernant les budgets insuffisants mis à disposition aux collectivités, nous ne pourrons accepter de travailler dans une situation de pénurie de personnels au détriment de la qualité d’accueil et d’hébergement que nous devons à nos élèves.
De ce fait : à partir du moment où les conditions de travail ne seront plus réunies pour garantir le respect des règles élémentaires d’hygiène et de sécurité concernant les élèves, nous cesserons tout travail ou production afin de ne pas mettre en péril la sécurité et la santé de nos enfants."
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