APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Destination Santé
8 août 2014

Trop de nourrissons décèdent d’une méningite à méningocoque B. Des drames qui montrent à quel point il est important de sensibiliser les parents aux premiers signes de cette infection… et à l’existence d’un vaccin.
Une fillette de deux ans résidant à Albert, dans la Somme, est décédée à la mi-janvier d’une méningite. Début décembre déjà, un nourrisson de 6 mois perdait la vie en quelques heures au CHU de Brest. Diagnostic dans un cas comme dans l’autre, une méningite à méningocoque de type B.
Chaque année en France, près de 600 cas d’infection invasive à méningocoque – dans la plupart des cas des méningites - sont enregistrés. La majorité est due au méningocoque de type B. Lequel peut avoir des conséquences dramatiques. Le Pr Jean-Christophe Mercier , chef du service des urgences pédiatriques à l’hôpital Robert Debré de Paris, rappelle que « chez les nourrissons, plus de 80% des méningites sont dus au méningocoque B. » Il est donc essentiel que les parents connaissent les signes révélateurs de la maladie. « Il existe deux formes d’infections à méningocoque. Pour la première, l’enfant sera fiévreux, ne se sentira pas bien et sera victime de vomissements. L’autre forme est appelée fulminante ; d’où son nom de purpura fulminans. Elle se manifeste par l’apparition sur la peau, de taches violettes ».
Pour les mettre en évidence, il suffit de recourir au test de la vitropression. « Vous prenez un verre et vous l’appuyez sur la peau du malade », explique le Pr Mercier. « Une simple éruption cutanée va disparaître, alors qu’un purpura au contraire, ne s’effacera pas ». En France, 10% des infections à méningocoque B se présentent sous la forme fulminante. Trop souvent, la prise en charge est tardive et ne prend effet qu’à un stade avancé de l’infection. Résultat, « la mortalité des infections à méningocoques, toutes causes confondues, est comprise entre 6% et 10%. Et quand on est confronté à un choc septique, la mortalité atteint 40% », indique Jean-Christophe Mercier. « Si votre enfant présente une forte fièvre, s’il souffre d’intenses douleurs dans les membres inférieurs, s’il respire vite et ne se comporte pas comme à l’habitude, s’il devient irritable ou grognon, avec les extrémités froides, appelez le 15 ! Il doit être immédiatement pris en charge par les services d’urgence et transporté soit aux urgences, soit en réanimation ».
Agence Destination Santé
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