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Destination santé
18 juillet 2008

La polyarthrite rhumatoïde (PR), qui touche 250.000 à 300.000 personnes en France, est loin d’être une “maladie de vieux”. Beaucoup de jeunes patients en sont victimes. Et ils éprouvent souvent des difficultés importantes à maintenir leur activité professionnelle. Et pour cause, cette maladie inflammatoire s’attaque aux articulations. Ces dernières années pourtant, l’arsenal thérapeutique a bien évolué grâce à l’arrivée des biothérapies.
« L’objectif n’est plus de soulager le patient, mais de le mettre en rémission », nous explique le Pr René-Marc Flipo, chef du service de rhumatologie au CHRU de Lille. Comme le souligne ce spécialiste des rhumatismes inflammatoires chroniques, « le traitement de fond demeure le méthotrexate, qui est le médicament conventionnel de référence. Mais son efficacité est parfois insuffisante, notamment sur les lésions osseuses. Le recours à des traitements biologiques particulièrement efficaces est alors nécessaire, les plus connus étant les agents anti-TNF-α ».
Aujourd’hui, les patients doivent être rassurés. Avec une PR, le handicap n’est plus une perspective inéluctable ! Les médecins disposent des agents anti-TNF-α donc, et surtout de recommandations très précises quant à leur utilisation. Ce qui permet une prise en charge optimale.
« La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise toujours le méthotrexate en première intention », nous explique René-Marc Flipo. « Mais dans certains cas de figure bien précis, la mise en place des traitements biologiques de fond doit intervenir le plus tôt possible : lorsque le méthotrexate n’a pas permis de mettre le malade en rémission, lorsque la cortisone ne soulage plus ses douleurs, et lorsqu’il y a une forte progression des destructions osseuses ». Ce sont là trois grandes nouveautés dans les recommandations de la HAS, qui établissent de nouveaux “protocoles” pour la prise en charge de la PR par biothérapies. C’est un réel progrès pour le malade.
« Un autre point concerne le recours trop important à la cortisone, en France. Il faut en sortir, éviter tout abus. Si elle est parfois indispensable pour soulager les malades, nous savons qu’elle augmente les risques d’accidents cardiovasculaires. Il faut donc être plus raisonnable avec la cortisone. Il faudrait davantage avoir recours aux biothérapies, qui apportent des résultats vraiment encourageants. C’est en tout cas le sens des nouvelles recommandations de la HAS ».
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