Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Destination Santé
4 juin 2007

« Pratiquement une quinquagénaire sur deux sera victime d’une fracture avant la fin de son existence. Or ces fractures », même peu spectaculaires, « impactent la qualité de vie et augmentent le risque d’autres fractures. » Pour René Rizzoli (Genève) les inégalités face à l’ostéoporose sont un vrai problème...
Des fractures peu spectaculaires ? Bien sûr que cela existe ! Ce sont par exemple, ce que beaucoup de malades - et encore trop de médecins - appellent des « tassements vertébraux ». Leur victime ne tombe pas, elle ne subit aucun traumatisme visible... mais elle souffre (beaucoup) du dos pendant des semaines.
Quant aux fractures « spectaculaires », citons seulement l’exemple de celle de la hanche. Une femme sur quatre qui en est victime, décède dans l’année qui suit. Et 60% des survivantes ne recouvreront jamais leur autonomie. Quand on parle « d’impact sur la qualité de vie »...
Professeur de médecine et responsable du Centre collaborateur de l’OMS pour la Prévention de l’Ostéoporose à Genève René Rizzoli estime qu’il reste beaucoup à faire, bien que le développement et la prise en charge de l’ostéodensitométrie aient beaucoup progressé en quelques années.
« La densitométrie permet le diagnostic », a-t-il souligné devant les participants au 34ème Symposium européen sur les tissus calcifiés de Copenhague (Danemark). « Mais la décision de traiter doit prendre en compte tous les autres facteurs de risque. » Et dans ce domaine, seuls des essais randomisés, menés en double aveugle contre placebo, « permettent de répondre aux critères rigoureux des bonnes pratiques cliniques. »
Les preuves apportées par ces derniers sont en effet beaucoup plus « robustes » selon l’universitaire genevois, que « l’opinion des experts » si renommés soient-ils... Quant aux traitements, ils évoluent constamment, mais leur qualité d’évaluation est souvent inégale. Deux traitements, l’alendronate et le risedronate disposent à ce jour d’un recul significatif - il dépasse même 10 ans pour l’alendronate - et apportent « une démonstration claire de leur efficacité sur de larges séries » de malades. Ce traitement est aujourd’hui associé à la vitamine D dans un même comprimé hebdomadaire ce qui permet d’encore mieux fixer le calcium alimentaire.
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