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8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Destination Santé
10 mai 2016

Pour la première fois en France, un anévrysme de l’aorte abdominale a été traité en ambulatoire. En d’autres termes, le patient est sorti le jour même de l’intervention à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon [1].
« Dans l’anévrysme de l’aorte abdominale, l’artère s’est dilatée progressivement sans symptôme », explique-t-on aux Hospices Civils de Lyon. « La rupture est alors fatale dans l’immense majorité des cas. » Résultat, il faut agir rapidement.
Le 30 mars dernier, l’équipe de chirurgie vasculaire de l’Hôpital Edouard Herriot est intervenue, en ambulatoire, sur un patient dans ce cas. Le traitement endovasculaire a consisté à « mettre en place une endoprothèse par l’intérieur des vaisseaux permettant d’exclure l’anévrysme sous anesthésie locale sans incision cutanée ».
Arrivé le matin de l’intervention, « il a regagné son domicile le soir même accompagné de sa femme et sous la surveillance d’un prestataire de soins », a indiqué l’hôpital. Cette alternative à la chirurgie ouverte classique est largement bénéfique pour le patient. En effet, l’opération consiste alors à « remplacer l’anévrysme par une prothèse cousue à la main et nécessitant en post-opératoire un séjour en soins intensifs et une hospitalisation d’au moins 6 à 10 jours ».
© Agence Destination Santé
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