Destination santé

Oui, on peut vivre avec “un trou dans le cerveau” !

30 octobre 2008

Tout commence dans ce livre, par ce jour d’août où sa vie a basculé. Ou plus exactement s’est « arrêtée ». Françoise Pariente-Ichou a 50 ans. Médecin, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) avec hémiplégie droite et paralysie faciale. “Je vis avec un trou dans le cerveau” est le témoignage touchant d’une femme-médecin devenue patiente. Des jours qui ont précédé son AVC à sa longue rééducation, l’auteur consigne tout dans un petit cahier vert. Avec le recul, elle repense d’ailleurs à cette chute de vélo, trois semaines avant l’AVC. Une chute pas si anodine... D’ailleurs, elle ne s’en souvient pas. « Rien d’anormal, la route est plate, et là, c’est le trou dans ma tête. Aucun souvenir. Je ne me souviens pas être tombée, mais je suis tombée ».

La veille de son AVC, elle fait bien remarquer à son entourage que son « œil gauche est bizarre, que sa paupière tombe ». Françoise est KO. « Que de médecins autour de moi et personne pour détecter ce qui était en train de se passer. La faute à personne. Je suis médecin aussi, et je n’ai pas su éviter l’évitable ». La suite ? Françoise retrace les grandes étapes de sa rééducation. Ses doutes, mais ses progrès, surtout. Car cet ouvrage aux doux accents poétiques est surtout un « livre d’espoir pour tous ceux qui souffrent et qui craignent la maladie ». Un an après dit-elle, « j’ai enfin quitté la terreur du vivant et je me sens propulsée vers la lumière (...) ». “Je vis avec un trou dans le cerveau” , Françoise Pariente-Ichou, Atlantica Editeur, 232 pages, 19 euros (prix métropole).


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