Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
20 juillet 2012

La prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde a été au cœur des actualités médicales du Congrès de l’European League against Rhumatism (EULAR) qui se tenait à Berlin du 6 au 9 juin. Le point avec le Pr Jean Sibilia, chef du Service de Rhumatologie au CHU de Strasbourg.
La polyarthrite rhumatoïde, c’est la forme la plus fréquente des rhumatismes inflammatoires. Près de 300.000 Français souffrent de cette atteinte des tendons et des articulations, extrêmement douloureuse et invalidante. La maladie évolue par poussées, entrecoupées de phases plus ou moins indolores. Chaque poussée entraîne des destructions articulaires qui, à long terme, peuvent provoquer des déformations menant parfois au handicap et à l’invalidité. La polyarthrite rhumatoïde concerne trois fois plus de femmes que d’hommes. Et elle survient à tout âge.
Ne pas laisser les patients livrés à eux-mêmes
Les stratégies thérapeutiques ont très fortement évolué ces dernières années. « Aujourd’hui nous nous fixons des objectifs précis décidés avec le patient, comme dans la prise en charge du diabète ou de l’hypertension artérielle », explique le Professeur Sibilia. « Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, nous cherchons à diminuer les symptômes, à ralentir la progression radiographique de la maladie et à limiter au maximum le handicap ».
Pour cela, il est indispensable de traiter précocement. Mais pas seulement. « Nous devons suivre très régulièrement nos patients, avec une consultation tous les 1 à 3 mois. Mais cela paraît illusoire pour un spécialiste, d’où l’intérêt d’impliquer les médecins généralistes et aussi les infirmières. C’est pourquoi il est également fondamental de mettre en place une éducation thérapeutique efficace ». L’objectif final, c’est de mettre les patients en rémission. « Dans les polyarthrites rhumatoïdes débutantes, c’est vraiment réalisable. Pour les formes plus avancées, nous allons réduire l’activité de la maladie, tout en atténuant le handicap ».
L’éducation thérapeutique
Le patient joue également un rôle important. L’impliquer, l’aider à comprendre la maladie, son évolution, c’est lui donner toutes les chances de mieux vivre avec sa polyarthrite. En connaissant parfaitement son affection, le malade sera plus à même de déceler des signes de poussée. Il pourra donc alerter son médecin.
Pour davantage d’informations sur la polyarthrite rhumatoïde, contactez l’Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde (ANDAR) à http://www.polyarthrite-andar.com/, [email protected]. Enfin, pour les patients les plus jeunes, il existe un nouveau site www.mieux-vivre-ma-PR.com.
©Agence de Presse Destination Santé-2012
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