La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
9 novembre 2010

Le 17 novembre marquera la Journée internationale de la Prématurité. Un sujet marginal ? Pas du tout ! Aujourd’hui en France, 65.000 naissances prématurées surviennent chaque année, ce qui représente 180 bébés par jour. Entre 1985 et 2009, leur nombre a même augmenté de 35%. Comment expliquer cette évolution ? Quelles sont les principales causes de prématurité ? Les réponses du Dr Jean-François Magny, chef de service de néonatalogie à l’Institut de Puériculture et de Périnatalogie du Boulevard Brune, Paris 14ème.
« La prématurité, c’est une naissance qui survient avant 37 semaines d’aménorrhée. On évoque une grande prématurité pour les enfants nés avant 32 ou 33 semaines, et une extrême prématurité avant 28 semaines. Les grossesses multiples, plus fréquentes du fait des techniques de procréation médicale assistée, représentent un risque accru de prématurité ». Le tabagisme, la consommation d’alcool durant la grossesse ainsi que les grossesses tardives, sont aussi des causes de prématurité. « N’oublions pas non plus l’augmentation de ce que l’on appelle la prématurité médicalement décidée. Comme les grossesses sont mieux suivies et que nous avons de meilleures connaissances sur le bien-être fœtal, nous pouvons être amenés à prendre la décision de faire naître un enfant prématurément ». Pour son bien, naturellement.
Des conséquences à court terme… et moyen terme
« La prématurité peut entraîner une détresse respiratoire néo-natale liée à l’immaturité pulmonaire. Ces enfants peuvent faire des apnées. Ils auront donc besoin d’une assistance respiratoire et de traitements », explique Jean-François Magny. Par ailleurs, ils ne sont pas suffisamment matures au niveau de la coordination entre succion et déglutition. Les plus prématurés devront donc être nourris par perfusion au cours des premiers jours.
« Les problèmes liés à la croissance de l’enfant sont de mieux en mieux maîtrisés. En revanche, certains prématurés, notamment les grands prémas, seront plus sensibles sur le plan pulmonaire ». Ils seront donc davantage sujets à des infections respiratoires, et risqueront de développer un asthme.
Les bébés prématurés sont plus fragiles que les enfants nés à terme ; ils sont plus à risque d’attraper des virus, comme la bronchiolite, notamment en saison hivernale... Il est important, les premiers mois, de les protéger face à ces infections, de ne pas les embrasser quand on a un rhume et d’éviter les lieux publics trop fréquentés...
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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