La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
Destination santé
2 juillet 2012

En 2011, la France a enregistré 3.560 cas importés de paludisme. C’est une baisse de 25% par rapport à 2010. Pourtant, selon Sandrine Houze, responsable du Centre national de référence du paludisme, cette maladie « est en France à l’origine de 10 décès par an. Or, ces derniers pourraient être facilement évités ». Explications.
« Cette situation s’explique par deux raisons principales », explique Sandrine Houze. « D’une part, les voyageurs français partent pour beaucoup d’entre eux à destination de zones d’endémie palustre. C’est-à-dire notamment les pays d’Afrique subsaharienne. Par ailleurs, ces populations sont essentiellement — pour les trois quarts d’entre elles, en fait — d’origine migrante. A l’occasion des vacances scolaires, elles vont retourner dans leur pays d’origine, auprès de leur famille. C’est cette population qui est le plus à risque de développer un paludisme au retour du voyage ».
La deuxième raison, c’est que la majorité des patients qui déclarent un paludisme n’ont pas respecté les recommandations de prévention. Celles-ci se résument essentiellement à l’utilisation de moustiquaires, de répulsifs et à la prise de médicaments de prévention. Ce que l’on appelle des traitements prophylactiques.
« Il y a un manque d’information. Les gens ont conscience que le paludisme existe, mais ils ne savent pas que l’endroit où ils se rendent est une région d’endémie palustre ». Pour Sandrine Houze, le coût du traitement prophylactique peut également constituer un frein. Car il n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Enfin, le dernier point soulevé par notre spécialiste tient à ce que « le paludisme n’est pas considéré comme une maladie grave. Or, c’est une maladie qui peut être mortelle ».
Ce manque d’information illustre à quel point il est important de consulter son médecin traitant bien avant le départ à l’étranger. « Il pourra vérifier si les vaccins sont bien à jour. En fonction de la destination, il jugera de la nécessité ou non de mettre en place une prophylaxie anti-palustre. Il donnera aussi des conseils pour l’utilisation de moustiquaires, de répulsifs. Il va également expliquer les risques potentiels liés aux autres maladies ». Cette consultation médicale est incontournable. Toutes les prophylaxies médicamenteuses contre le paludisme, en effet, sont à prescription médicale obligatoire.
Où s’informer ?
- OMS : www.who.int
- Ministère des Affaires étrangères : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/
- Institut Pasteur : http://www.pasteur.fr
- Les Centres de vaccination internationale : http://www.astrium.com/centres-de-vaccinations-internationales.html
- Le Comité d’Informations médicales : http://www.cimed.org/
©Agence de Presse Destination Santé-2012
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