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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
14 octobre 2009

L’un des risques les plus sérieux dans les suites de chirurgie de la hanche ou du genou, c’est la formation d’un caillot sanguin dans une veine profonde. L’administration d’anticoagulants est alors nécessaire et efficace, sous réserve d’un respect scrupuleux de la prescription. Il est donc fondamental d’aider les patients à “comprendre” leur traitement, et à maîtriser le bon usage de ces médicaments. C’est le sens de certains programmes d’éducation thérapeutique, actuellement développés en France.
« Le patient doit être actif face à sa maladie. Il doit comprendre son traitement pour y adhérer », insiste le Pr Ismail Elalamy, du service d’hématologie biologique à l’hôpital Tenon (Paris). « Le risque thrombotique, c’est du sérieux. L’observance doit être parfaite pour éviter les surdosages d’anti-thrombotiques, et donc les risques d’hémorragie ». Mais l’évolution des traitements permet aujourd’hui de recourir à des anticoagulants administrés par voie orale comme le Rivaroxaban, et non plus seulement par injections. « L’arrivée de ces nouveaux traitements est une révolution », poursuit le Pr Elalamy. « Mais le patient doit bien comprendre l’enjeu : ce n’est pas parce qu’il est en comprimé qu’il s’agit d’un médicament banal. En cas de non respect des prises, le pronostic vital peut être engagé ».
Cette éducation thérapeutique implique la mise en réseau de tous les acteurs de la chaîne de soins. Médecins-traitants, médecins hospitaliers, associations de patients, industriels… « C’est une véritable démarche collective qui est d’ailleurs bien structurée en France avec l’article 84 de la nouvelle loi HPST », explique le Dr Marie-Laure Alby, vice-présidente du syndicat de généralistes MG France.
Une démarche juridiquement encadrée certes, mais qui n’est pas encore entrée dans les mœurs. « Nous éprouvons des difficultés en France à travailler en réseau. Or, il est primordial de placer le patient au centre du dispositif et de partager l’information. En clair, nous, professionnels de santé, devons nous habituer à travailler ensemble pour suivre plus efficacement nos patients. C’est également cela, l’éducation thérapeutique », conclut Ismail Elalamy.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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