Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Destination Santé
24 novembre 2017, par

Le psoriasis est souvent vécu comme une maladie honteuse. Mais qu’en est-il dans le monde du travail ?
L’Association France Psoriasis et Celgene ont mené une enquête - PsoPRO [1] – sur le sujet. « C’est une enquête à laquelle nous tenions beaucoup », nous explique Roberte Aubert, présidente de l’association France Psoriasis. « Car nous savions qu’il émergeait une réelle problématique du psoriasis au travail. Et ceci aussi bien au niveau de l’embauche, de l’évolution de carrière, du licenciement. Il nous paraissait important de disposer de données tangibles. »
Pour un quart des actifs atteints de psoriasis cutané modéré à sévère ou de rhumatisme psoriasique, le travail est plus important que tout le reste (25 % à 28 % contre 8 % des actifs en général). « C’est une donnée très intéressante. Malgré la pression subie, le travail leur permet de prendre de la distance sur eux-mêmes, sur la maladie car ils s’investissent dans autre chose », commente Roberte Aubert.
Impliqués et motivés, ils sont pourtant victimes de moqueries de la part de leurs collègues. Près de 70 % d’entre eux affirment en avoir subi sur leur apparence physique et 65 % des suspicions sur leur niveau d’hygiène. « Le taux de moquerie nous a interpelé. Le psoriasis ne suscite aucune empathie. La maladie n’est pas prise au sérieux, alors qu’elle peut constituer un handicap en cas de psoriasis modéré à sévère ». Près de 4 actifs sur 10 atteints de psoriasis déclarent avoir déjà connu un blocage dans leur carrière, 31 % ont été licenciés ou n’ont pas vu leur contrat de travail renouvelé. « Nous sommes dans une société où il faut paraître, donner une image sociale. Or les patients peuvent craindre de ne pas être à la hauteur. Trop souvent, on nous dit, c’est dans la tête, c’est nerveux ou bien encore que nous sommes psychologiquement difficiles à gérer ».
Face à ce constat, l’association et le laboratoire Celgene proposent une concertation avec l’ensemble des parties prenantes sur le sujet afin d’améliorer la situation professionnelle de ces personnes. « Il faudrait une sensibilisation particulière au niveau des DRH et des médecins du travail pour évaluer le fardeau de la maladie et adapter les postes en fonction de la sévérité du psoriasis et du rhumatisme psoriasique », indique Roberte Aubert.
© 2017, Agence Destination Santé
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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